GENESLAY Félix

Par Jean Maitron, Claude Pennetier

Né le 18 décembre 1895 à Laval (Mayenne), mort le 12 novembre 1936 au Mans (Sarthe) ; avocat ; maire socialiste du Mans, 1931-1936.

Félix Geneslay fit ses études comme boursier au lycée du Mans (Sarthe) puis à la Faculté de droit de Paris. Avocat au barreau du Mans à partir de 1922, il fut le conseiller juridique de nombreux syndicats et de la Fédération sarthoise des mutilés de guerre. Ses qualités professionnelles lui permirent de constituer le plus important cabinet d’avocat du Mans. L’ancien maire du Mans, R. Collet, le décrivait ainsi : « un corps élancé, fragile, un peu voûté, une grande facilité de parole ».

Geneslay commença son activité politique en militant, de 1919 à 1927, au Parti républicain socialiste (dirigé par Paul Painlevé) avec son beau-père, Julien Laîné, pharmacien au Mans, membre de la Ligue des droits de l’Homme et député de la Sarthe. Le jeune avocat donna des conférences à l’Université populaire du Mans et écrivit des articles dans Le Mercure de France. Il assurait le secrétariat de la Fédération de la Ligue des droits de l’Homme.

Élu conseiller municipal du Mans en mai 1925, Félix Geneslay refusa un poste d’adjoint mais accepta d’être rapporteur du budget. Il devint premier adjoint en mai 1929 puis maire après les élections partielles du 23 janvier 1932, gagnées par sa liste composée de socialistes SFIO et de républicains socialistes. L’avocat était alors membre du Parti socialiste SFIO. Son adhésion semble dater de janvier 1930 mais une autre source donne la date, peu vraisemblable, de 1927. Ses qualités d’administrateur, sa compétence, son dévouement assurèrent une réélection facile aux municipales de mai 1935.

La Fédération socialiste le présenta aux élections législatives des 26 avril et 3 mai 1936 dans la première circonscription du Mans où il recueillit 9 972 voix, soit 35,2 % des suffrages des électeurs inscrits. Il obtint au second tour 11 781 voix (42 %) et fut battu de 141 voix : les voix des électeurs radicaux des campagnes lui auraient fait défaut. Geneslay mourut brusquement sept mois plus tard. Il était président d’honneur de la Fédération de la Sarthe des amis de l’URSS.

La colonie de vacances de Tréboul (Finistère) porta son nom après son décès.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article92768, notice GENESLAY Félix par Jean Maitron, Claude Pennetier, version mise en ligne le 2 novembre 2010, dernière modification le 2 novembre 2010.

Par Jean Maitron, Claude Pennetier

SOURCES : Arch. Nat. F7/13041, rapport du 24 novembre 1936. — La République sociale de l’Ouest, 1924-1936. — Renseignements recueillis par R. Collet. — Almanach Populaire, éd. du Parti socialiste, Paris, 1938, p. 243.

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