Né le 17 décembre 1910 à Sardy-lès-Épiry (Nièvre), mort le 16 novembre 1987 à Créteil (Val-de-Marne) ; instituteur, puis professeur de cours complémentaire jusqu’en 1955, docteur ès-lettres en 1950, professeur de l’enseignement secondaire (1955-1958), détaché au CNRS (1958-1963), maître-assistant à Paris I-Sorbonne (octobre 1963-octobre 1976) ; créateur du Centre d’histoire du syndicalisme (devenu Centre d’histoire sociale du XXe siècle) ; militant ; historien du mouvement ouvrier ; créateur du Mouvement social et du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier.

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Jean et Marcelle Maitron à Pouilly-sur-Loire
Matériaux, janvier-juin 1994, n°34
Publié à l’occasion de l’aboutissement de la période 1914-1939 du Maitron
Jean Maitron, en 1979, dans son bureau à Courbevoie
Lors d’un entretien en 1981
Marcelle Maitron, ses filles (de droite à gauche) Françoise et Michelle, et Claude Pennetier, en 1997
Conférence de presse du 5 mai 1982, pour annoncer la 4e période du Maitron
André Villette, François Mitterrand, Jean Maitron, au Salon du Livre de mars 1982
L’itinéraire de Jean Maitron a une place particulière dans ce dictionnaire dont il fut le créateur et le directeur jusqu’à son décès en 1987. Sans être un militant de premier plan, il vécut dans une recherche du sens de l’action militante, particulièrement en milieu populaire. S’il garda une forte nostalgie de ses premiers engagements, son épitaphe « doute et agit » est le fruit de ses observations et de ses déceptions. Redécouvrir le mouvement ouvrier sous toutes ses formes, ses espaces, ses thèmes, ses écoles, le faire en partant des acteurs, fut une entreprise dans laquelle il mit toute son énergie pensant que de ces dizaines de milliers de voix sortirait le sens profond de ce grand mouvement social des sociétés industrielles.
Fils d’instituteurs, son grand-père le cordonnier Simon Maitron et son père Marius Maitron étaient engagés à gauche. Jean Maitron fut élève dans l’enseignement primaire à Pouilly-sur-Loire (Nièvre). Reçu premier du canton au certificat d’études primaires, il entra au lycée de Nevers (Nièvre) en 1922 et y demeura jusqu’en 1929. Élève doué et paisible, avec toujours d’excellents résultats, il souffrit beaucoup de l’internat et du "régime de prison "qui lui fut imposé ; il ne sortait pratiquement pas au cours des trimestres et ne participait pas aux sorties sportives. Le résultat en fut la" haine "de Jean Maitron contre un certain type de régime d’internat, haine qui ne s’atténua pas avec les ans comme en témoigne son engagement contre les « bagnes d’enfants ».
En 1929, après le baccalauréat, Jean Maitron connut un second internat d’une toute autre nature, celui du lycée Louis-le-Grand. Élève d’hypokhâgne, il passa une année « merveilleuse » dans cet établissement, merveilleuse à tous points de vue, particulièrement en ce qui concerne les libres sorties le jeudi et le dimanche. Avec ses camarades, et bien que ne disposant que de ressources modestes, il fréquenta à l’occasion le théâtre, se cultiva plus en une année qu’il ne l’avait fait durant sept ans à Nevers, suivit les cours brillants d’Albert Bayet et, à la Sorbonne, les cours de licence. Il passa avec succès deux certificats d’études supérieures en fin d’année scolaire. Il se refusa à suivre les cours de khâgne alors qu’il y était admis et prit une place de Maître au pair au collège Chaptal où il était possible d’être nommé sans passer par la province. Six mois plus tard, à Pâques, il devint surveillant d’internat et connut à nouveau cette vie sans liberté qui lui rappelait celle du lycée de Nevers. Il réussit à passer deux autres certificats qui firent de lui un licencié. Il s’était toutefois mal orienté et n’avait acquis qu’une licence dite d’enseignement supérieur débouchant sur un professorat d’École normale qu’il n’envisagea pas. Il accéda alors aux fonctions d’instituteur suppléant éventuel correspondant à celles de répétiteur dans l’enseignement secondaire, et cela dura jusqu’à son service militaire qu’il fit à Saint-Cyr dans la météo, puis au camp d’Avord, terminant 1ère classe en dépit de rapports le présentant comme « conférencier communiste ». Il fit dans cette période la connaissance de Justinien Raymond qui fut un des ses proches amis et un auteur important du Maitron.
Marié le 9 avril 1936 avec Marcelle Gourdon, originaire d’une famille protestante, née en 1911, licenciée d’histoire et de géographie, il fut nommé, de même que sa femme, dans l’enseignement primaire en région parisienne à l’automne 1936, l’un et l’autre s’étant refusés à émigrer en province afin d’éviter l’internat à leurs enfants. Le couple eut trois enfants, Françoise (1937), Michèle (1939) et Jean-Louis (1942).
Élevé dans une famille communiste, Jean Maitron fut marqué, dès sa prime enfance, par cette orientation. Il avait tout juste onze ans lorsqu’en décembre 1921, il vida sa tirelire pour venir en aide aux affamés de Russie. Au lycée de Nevers, il se faisait apporter à l’occasion et en cachette l’Humanité et participait aux discussions politiques avec ses camarades. Dès son arrivée à Paris en 1929-1930, il adhéra à l’Union fédérale des étudiants (UFE), dominée par les communistes et, l’année suivante, au Parti communiste ; il fut alors rattaché à la cellule de l’hôpital Beaujon qui ne regroupait que quelques unités en dehors de deux chaptaliens, dont Jean-Amédée Costa. De nature politiquement inquiète, Jean Maitron n’avait pas adhéré sans problèmes idéologiques et, dès Louis-le-Grand, il avait été d’autant plus sollicité par les oppositions qu’il n’était pas lui-même convaincu de la justesse de certaines prises de position du PC en ces temps dits de la « troisième période », Trotsky préconisant, pour triompher du fascisme, l’unité d’action avec les socialistes et même, si besoin, « avec le diable et sa grand-mère ». Aussi, dès 1932, Jean Maitron quitta-t-il le Parti communiste sans bruit et, durant deux années, se consacra-t-il à la Ligue communiste qu’il n’abandonna que lorsque Trotsky imposa l’entrée dans la SFIO. Il était alors responsable des cellules adultes et jeunes du XVIIIe arr., qu’il convainquit de son point de vue contre Meichler. Mais le « Vieux » n’était pas un inconditionnel de la démocratie et, au cours de l’été 1934, il imposa, aidé de Raymond Molinier, l’entrée dans la SFIO, malgré les désaccords de certains camarades. Hitler avait alors pris le pouvoir en Allemagne et les positions du PC s’infléchissaient en France vers des rapports moins conflictuels avec les socialistes. Jean Maitron écrivit alors à Marcel Cachin et, sans trop de problèmes, put revenir au Parti communiste, où il demeura jusqu’à la guerre. S’il fut un temps secrétaire de la cellule du Haut-Bécon où il habitait, il fut aussi, au cours de ces années, militant du Secours ouvrier international que dirigeaient Michel Onof et Alice Duchêne, secrétaire en 1935 du Comité de lutte contre les bagnes d’enfants et l’exploitation de l’enfance abandonnée qu’il avait fondé peu auparavant et au sein duquel il connut le professeur Henry Wallon, Francis Jourdain et l’avocat Georges Pitard. Durant deux années, il fut professeur d’allemand à l’Université ouvrière.
À cette époque, sur un plan plus personnel, Jean Maitron avait vécu trois expériences originales et enrichissantes. Dès août 1933, il avait accompli, avec un camarade étudiant, Étienne Manac’h, futur ambassadeur de France en Chine populaire, membre comme lui du Parti communiste, un voyage en URSS avec Intourist, et donc à ses frais, voyage précédé d’une correspondance avec des Soviétiques. Au lendemain de ce voyage, Jean Maitron en rendit compte favorablement, comme beaucoup de voyageurs, dans des conférences publiques à Pouilly-sur-Loire et dans la région. Près d’un demi-siècle après, il s’expliqua sur ses positions d’alors dans la préface qu’il écrivit pour Émilio Guarnaschelli, (Une Petite Pierre, Maspero, 1979), évoquant le destin tragique d’un de ses amis qui disparut au Goulag.
Par ailleurs, comme fils d’instituteur et d’institutrice, licencié à moins de vingt-et-un ans, il avait bénéficié d’une bourse de 12 000 F (Fondation Armand Colin) qui lui permit de passer six mois en Allemagne (1er décembre 1933-1er juin 1934). Il y fréquenta les milieux politiques de gauche, les quartiers de Wedding et de Neukölln, une société de gymnastique populaire, en même temps qu’il parcourait en moto la Suisse saxonne avec un ami chômeur. S’il manqua les 6 et 12 février en France, de même que la liquidation de Roehm le 30 juin en Allemagne, du moins connut-il le national-socialisme, participa-t-il au Sport-Palast au premier anniversaire du régime avec discours de Goebbels et assista-t-il au défilé du 1er mai à Berlin conduit, dans certains quartiers, par Hermann Goering lui-même. Il fut en outre diplômé de l’Institut für Ausländer de l’Université de Berlin et revint d’Allemagne farouchement antinazi.
En 1935 enfin, il se rendit à Barcelone avec celle qui allait devenir sa femme pour y rencontrer des militants révolutionnaires avec lesquels il était en correspondance et leur apporter un soutien matériel.
C’est dans cette atmosphère de foi militante que la guerre le surprit et, plus que tout, le Pacte germano-soviétique. « Qu’il fût traumatisé par l’événement est trop peu dire ; il eut l’impression d’avoir été moralement trahi ». Il fut d’autant plus touché que, militant, il avait entraîné sa femme et sa famille dans l’aventure communiste. Les années 1940-1944 demeurèrent pour lui comme « un cauchemar ». Cependant sa femme et lui s’employèrent à pratiquer, dès 1940, la solidarité envers les prisonniers politiques puis à procéder par la suite, dans le XVIe arr. et à Asnières, à la collecte de fonds pour les enseignants frappés par la répression. Les classes partirent en exode à Château-Chinon quelques mois mais ils revinrent habiter à Garches, chez des parents, Marcelle enseignant à Levallois et Jean Maitron au cours complémentaires d’Asnières. Un de ses anciens élèves, Jean Rocchi, qui fut ensuite journaliste à l’Humanité, témoigne de son intensité et de son exigence  : « cette colère sourde qui émanait de toute sa personne, cette volonté de nous marquer pour la vie, son acharnement à nous gorger de culture » […] « Je lui dois certainement mon goût pour l’écriture ».
Pour l’essentiel cependant, Jean Maitron « faisait oraison » et il se retira de l’action. Tout au plus accepta-t-il, en octobre 1944, le poste de secrétaire de la sous-section d’Asnières du Syndicat national des instituteurs, fonction qu’il conserva jusqu’en octobre 1945. Par la suite, il se consacra également aux luttes laïques et prit la tête de ceux qui, à Asnières, au temps de la loi Barangé et, d’une façon générale, de 1950 à 1955, parrainèrent l’école d’Apremont (Vendée). Enfin, en 1959, il adhéra à l’UGS, puis au PSU qu’il n’abandonna qu’en janvier 1968 lorsque ce parti voulut adhérer à la FGDS. À la demande de ses camarades de la section PSU de Courbevoie, il fut même candidat suppléant aux élections législatives de 1962, Raymond Villiers, ouvrier chez Hispano, étant candidat titulaire.
Jean Maitron avait décidé, dès 1940, de se consacrer à l’histoire sociale. Il écrivit dans un hommage à Maurice Chambelland, aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale, « je m’étais accroché à une bouée de sauvetage, l’histoire ». C’est ainsi que, sous la direction du professeur Pierre Renouvin, il entreprit, la paix revenue, une thèse d’État sur l’histoire du mouvement anarchiste en France. Il la soutint en 1950, sa thèse complémentaire étant consacrée à un militant anarcho-syndicaliste, Paul Delesalle. Puis il entreprit d’élaborer un Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français et international. Demeuré instituteur de 1936 à 1955, il passa ensuite dans le second degré durant trois ans, puis Pierre Renouvin, l’encouragea à demander son détachement momentané au CNRS. Ce détachement dura cinq ans et favorisa grandement l’élaboration du Dictionnaire français, œuvre collective réunissant une centaine de participants au départ, mille à terme.
Chemin faisant, Jean Maitron s’était consacré à la quête d’archives ouvrières et avait fondé le 18 mars 1949, sous le patronage de Georges Bourgin et d’Édouard Dolléans, l’Institut français d’histoire sociale qui fut doté d’importantes archives de militants dont celles de Paul Delesalle, d’E. Armand, de Pierre Monatte, etc. Il en fut le secrétaire durant vingt ans (jusqu’en septembre 1969). Il créa également en 1951 une revue, l’Actualité de l’Histoire, à laquelle succéda, en 1960, Le Mouvement social dont les animateurs furent, après lui, Madeleine Rebérioux* puis Patrick Fridenson.
En 1963, le professeur Renouvin fit nommer Jean Maitron maître-assistant à la Sorbonne (aujourd’hui Paris I), avec mission de fonder un Centre d’histoire du syndicalisme dont le professeur Ernest Labrousse fut le premier directeur. Jean Maitron fit entrer au Centre la riche bibliothèque d’un enseignant, Pierre Gamache, et par la suite, en compagnie du professeur Jacques Droz qui avait succédé au professeur Labrousse à la tête du Centre, dirigea une collection chez Maspero, publiant un certain nombre d’ouvrages issus des mémoires de maîtrise préparés au centre. Jean Maitron fut de fait le principal introducteur de l’histoire ouvrière à l’Université.
Jean Maitron prit sa retraite en 1976 et poursuivit l’élaboration et la publication aux Éditions ouvrières des dictionnaires, en collaboration avec Claude Pennetier.
En 1982, Jean Maitron fut promu chevalier de la Légion d’honneur puis, en 1985, chevalier des Arts et Lettres. Jean Maitron a fait don au Centre d’histoire du syndicalisme et des mouvements sociaux (Paris I) de sa bibliothèque et de ses archives sociales. Le 16 novembre 1988, la bibliothèque du centre prit le nom de Jean Maitron.
Touché par la maladie pendant l’été 1987, opéré d’un rein au CHU de Créteil, il mourut le 16 novembre 1987. Jean Maitron fut incinéré dans l’intimité au cimetière du Père-Lachaise et ses cendres dispersées. Selon sa volonté, l’annonce de cette cérémonie « purement civile » était accompagnée des vers internationalistes d’Eugène Pottier :
« Groupons-nous et demain, l’Internationale sera le genre humain. »
Au moment de son décès, la 4e période du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier (1914-1939) était à mi-chemin, la sortie du tome 30 (Gim-Gs) étant proche. Jean Maitron avait organisé sa succession en associant Claude Pennetier à la direction de l’ensemble de l’œuvre en 1984 et celui-ci put publier le dernier volume, le tome 43, en février 1993, accompagné d’une grande initiative culturelle (exposition, tables rondes) à L’Arche de la Défense. Un cédérom regroupant l’ensemble des volumes fut édité en 1997. Le 50e volume parut en décembre 2010 à l’occasion du 100e anniversaire de la naissance de Jean Maitron et le 70e (volumes thématiques et internationaux inclus) fin 2012.
Un Prix Jean Maitron pour les mémoires de recherche fut créé par la FEN et le Centre d’histoire des mouvements sociaux et du syndicalisme (devenu Centre d’histoire sociale du XXe siècle) en 1988. Il existe toujours en 2012 et a récompensé son 25e lauréat.
Son épouse, Marcelle Maitron, resta attachée à l’œuvre de Jean Maitron et en facilita les prolongements. Elle mourut le 2 décembre 2003 à Fresnes, chez sa fille Françoise.

ŒUVRE : Histoire du mouvement anarchiste en France (1880-1914), SUDEL, Paris, 1951, 744 p., épuisé. Deuxième édition avec préface de G. Bourgin, 1955, épuisé. Réédition en deux volumes chez François Maspero, Paris, 1975 ; mouvelles éditions chez Gallimard. — Le Syndicalisme révolutionnaire, Paul Delesalle. Préface d’É. Dolléans, Éditions ouvrières, 1952, 176 p. Réédité par A. Fayard en 1985. — De la Bastille au Mont Valérien. Dix promenades à travers Paris révolutionnaire, Éditions ouvrières, 1956, 286 p., épuisé (illustrations photographiques de A. Fasquel, plans de Y. Godbert). — Ravachol et les anarchistes, collection Archives, 1964, 216 p., épuisé. —Publication de textes : H. Messager, Lettres de déportation, 1871-1876, Paris, Le Sycomore, 380 p., 1979. — Les Archives de Pierre Monatte (en collaboration avec Colette Chambelland), préface de E. Labrousse, Maspero, 1968, 462 p. — En collaboration avec Lucien Leray : Compléments à l’Histoire anecdotique du Travail d’Albert Thomas, 1961 (édité par l’Association « Le Souvenir d’Albert Thomas »). — Préface à Émilio Guarnaschelli, Une Petite Pierre, Maspero, 1979.

Jean Maitron a fondé et dirigé deux revues : L’Actualité de l’Histoire puis Le Mouvement social.

Jean Maitron a dirigé, avec Georges Haupt puis seul, aux Éditions ouvrières la publication du Dictionnaire biographique du Mouvement ouvrier international : en 1971, L’Autriche avec Y. Bourdet, G. Haupt, F. Kreissler, H. Steiner ; en 1978 et 1979, La Grande-Bretagne avec F. et Renée Bédarida (publiés en 1980 et 1986) ; en 1978-1979 Le Japon avec S. Shiota ; en 1985 La Chine avec L. Bianco et Y. Chevrier. Troisvolumes étaient en cours d’élaboration au moment du décès de Jean Maitron : L’Allemagne (J. Droz) et Le Maghreb (R. Gallissot) : Maroc en 1998, Algérie en 2006.

Jean Maitron dirigea enfin et réalisa avec une centaine de collaborateurs, un Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français (dont 29 volumes ont été édités de son vivant), qui couvre les périodes suivantes : 1789-1864 (trois volumes) ; 1864-1871 (six volumes) ; 1871-1914 (six volumes) ; 1914-1939 (vingt-huit volumes édités en collaboration avec Claude Pennetier). Tous ces volumes sont édités par les Éditions ouvrières devenues Éditions de l’Atelier.

SOURCES : Projet de notice établie par Jean Maitron et adaptée par Claude Pennetier. — Michelle Perrot, « Jean Maitron en 1968 », Le Mouvement social, n° 143, avril-juin 1988. — Felicia Giagnotti (ed), Storie individuali e movimenti collectivi. I dizionari biografici del movimento operaio, Franco Angelini, Milan, 1988. — Avec Jean Maitron, témoignages, études, textes inédits, numéro spécial du Mouvement social, supplément au numéro 144, octobre-novembre 1988, Éditions ouvrières. — Claude Pennetier, « Le dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français », Genèses, n° 14, 1994. — Claude Pennetier, « Du fichier au livre d’or », Autrement, n° 147, Nom, prénom. La règle du jeu, 1994. — Michel Dreyfus, Claude Pennetier et Nathalie Viet-Depaule, La Part des militants, Les Éditions de l’Atelier, 1996. — Étienne Manac’h, Journal intime. Paris, Berlin, Moscou, Istanbul, 1926-1939, texte établi, présenté et annoté par Bérénice Manac’h, Morlaix, Skol Vreiz, 2008 (Jean Maitron apparait à de nombreuses reprises dans le journal de celui qui fut son meilleur ami).

Claude Pennetier, sur la base d’un document établi par Jean Maitron

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