HODÉE Adolphe, René

Né le 4 octobre 1888 à Andard (Maine-et-Loire), mort le 3 octobre 1969 au Plessis-Robinson (Seine, Hauts-de-Seine) ; militant de la Fédération de l’Agriculture.

Après avoir obtenu son certificat d’études primaires en 1898, Adolphe Hodée entra en apprentissage chez un horticulteur d’Angers. L’année suivante, il adhéra au syndicat des employés d’Angers à défaut de syndicat de jardiniers. En 1905, il vint habiter Paris.

De 1905 à 1914, Adolphe Hodée vécut en « phalanstère » rue Lacépède (Ve arr.). Secrétaire de l’Université populaire de la rue Mouffetard (Ve arr.), il adhéra également, dès 1905, au syndicat ouvrier « Les Jardiniers ». Il demeura adhérent jusqu’en 1929 et exerça les fonctions de secrétaire adjoint. Réformé pour claudication, il ne fut pas mobilisé en 1914. De 1919 à 1923, il fut secrétaire général de la Fédération nationale des Travailleurs de l’Agriculture. En 1920, il était rédacteur à la Bataille et à la Voix paysanne.

Durant vingt-cinq ans, Adolphe Hodée fut délégué ouvrier au Conseil supérieur du Travail et présenta notamment deux rapports : en 1931, sur « la contribution des employeurs au logement de leur personnel » ; en 1935, sur « les Vacances payées ». Hodée fut également délégué ouvrier au Conseil supérieur de l’apprentissage.

Au cours de la Première Guerre mondiale, il fut chargé de mission par le gouvernement, en qualité de délégué ouvrier auprès des organisations ouvrières des États-Unis, du Canada, de l’Australie, des Indes. En 1921, il fut nommé conseiller technique aux Conférences internationales du Travail à Genève.

Adolphe Hodée s’intéressa tout particulièrement aux œuvres culturelles : Université populaire dès 1905 ; après la Première Guerre mondiale, en 1923, il fonda l’association d’éducation populaire « les Amis des Jardins » et ouvrit, cette même année, au sein du syndicat des jardiniers, une « École ouvrière d’horticulture ». Après la Seconde Guerre mondiale, il fut, de 1945 à 1951, secrétaire de la Société d’études et d’histoire du Plessis-Robinson.

L’hebdomadaire confédéral FO, en date du 22 octobre 1969, lui rendit un hommage en ces termes « Il était l’un des derniers survivants de cette phalange d’anarcho-syndicalistes qui contribuèrent dans les 25 premières années du siècle à donner à notre syndicalisme son visage d’émancipateur économique, culturel et social ».

Il s’était marié le 2 septembre 1915 à Paris Ier arr. avec Marie-Joséphine Faure et le 4 janvier 1966 à Paris Ve arr. avec Andrée Mathilde Lelouttre.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article87673, notice HODÉE Adolphe, René, version mise en ligne le 22 avril 2010, dernière modification le 3 mars 2013.

ŒUVRE : L’Horticulture française et la condition des ouvriers horticoles, 1922. — Les Jardiniers et les Jardins, préface de Georges Renard, Paris 1927. — Les Jardiniers et le Jardin, O. Doin, 1928. — Collaboration aux Temps Nouveaux, à La Bataille syndicaliste, au Peuple, au Travailleur de la Terre, à l’Employé parisien, etc.

SOURCES : Arch. Nat., F7/13626, Paris, 28 mai 1920. — La Révolution prolétarienne, novembre 1969. — Ph. Gratton, Le Syndicalisme paysan révolutionnaire dans les campagnes françaises de 1870 à 1921, thèse, Paris, 1970. — Bulletin folklorique de l’Île de France, XXXIe année, 4e série, n° 18, article de R. Lecotté. — Renseignements recueillis grâce à J. Reclus auprès de Mme Hodée. —FO Hebdo, 22 octobre 1969. — État civil.

ICONOGRAPHIE : Bulletin folklorique de l’Île de France, op. cit.

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