MONTEL Louis

Par Claude Pennetier

Né le 22 octobre 1900 à Gigean (Hérault), mort le 2 novembre 1968 à Gigean ; artisan ferrailleur ; militant communiste de la Seine (Villejuif, Seine, Val-de-Marne) et de l’Hérault ; maire de Gigean (1955-1959).

Fils d’un berger et d’une ménagère, Louis Montel se maria à Gigean le 25 août 1917. Artisan ferrailleur à Villejuif, il milita au Parti communiste et au Secours rouge international (SRI) dans les années 1930. Maurice Tréand le fit entrer dans les services du parti pendant la guerre d’Espagne. Son activité professionnelle lui permettait de disposer de véhicules et d’acheter pour le compte du Parti communiste des propriétés.

Louis Montel fut chargé fin septembre 1939 par Arthur Dallidet d’aller chercher à Épernon (Eure-et-Loir) Jacques Duclos et de l’héberger. Il aurait conduit Benoît Frachon en Haute-Vienne en juin 1940 (sur ce point les témoignages sont contradictoires) puis hébergé Jacques Duclos fin juillet. Il le transporta clandestinement lors de ses changements de planques jusqu’en septembre. Début août 1940, il alla chercher Benoît Frachon dans la région de Limoges (Haute-Vienne). Il cacha également Marcel Cachin pendant une quinzaine de jours, dans la région de Gien (Loiret), en 1942. À la Libération, Raymond Dallidet prit contact avec lui pour liquider les biens qu’il avait acquis pour le compte de Maurice Tréand et du parti. Louis Montel cessa alors son travail pour les services du PCF.

Il fut élu maire communiste de sa commune natale en 1955 et ne fit qu’un seul mandat. Louis Montel était père de deux fils.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article73897, notice MONTEL Louis par Claude Pennetier, version mise en ligne le 10 septembre 2009, dernière modification le 23 octobre 2009.

Par Claude Pennetier

SOURCES : RGASPI, 495 270 5521. — Arch. Nat., F7/13039. — Léon-Raymond Dallidet, 1934-1984, Voyage d’un communiste, Paris, La Pensée universelle, 1984. — Jacques Girault, Benoît Frachon, communiste et syndicaliste, Presses de la FNSP, 1989. — Témoignage de Raymond Dallidet.

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