HAZARD Gérard, André, Léon.

Par Julien Cahon

Né le 7 septembre 1913 à Boufflers (Somme), mort le 18 mars 1999 à Salouël (Somme) ; professeur d’enseignement technique ; militant socialiste dans la Somme ; adjoint au maire d’Amiens (1965-1971)

Fils d’un instituteur, devenu professeur puis directeur de l’Ecole normale d’instituteurs d’Amiens, Gérard Hazard fut élève au lycée d’Amiens puis à l’école des travaux publics. Il adhéra au Parti socialiste SFIO en 1936. Sous officier de réserve, il fut mobilisé et participa à la campagne de 1939-1940. Fait prisonnier, Gérard Hazard passa six mois en captivité.

Gérard Hazard se maria le 31 juillet 1939 à Amiens.

Après la guerre, il se dirigea vers l’enseignement. Après un séjour en Tunisie où il exerça en tant que professeur de l’enseignement technique, Gérard Hazard revint à Amiens en 1963. Il enseigna la technologie au lycée mixte de la cité scolaire amiénoise.

Vulgarisateur dans la région du jeu de boules méridional, fondateur et membre du bureau de la ligue de Picardie, Gérard Hazard fut président du comité départemental et président de la section pétanque de l’ASC. Membre des bureaux de la Ligue des droits de l’Homme et de la Libre pensée d’Amiens, il devint secrétaire de la section socialiste SFIO sud-ouest d’Amiens en janvier 1965.

Candidat aux élections municipales de 1965 sur la liste Maurice Vast*, socialiste dissident refusant l’alliance avec le PCF et allié aux gaullistes, il démissionna de cette section et de la SFIO en mars, à la veille des élections, tout comme huit autres militants candidats sur cette liste. Elu conseiller municipal, il fut désigné 8e adjoint avec la voierie, le service des eaux, et les services publics comme attributions.

En 1970, Gérard Hazard ne suivit plus Maurice Vast, qui était soutenu par l’UDR en vue des élections municipales de mars 1971, face à une liste d’union de la gauche conduite par René Lamps. Cependant, il marqua aussi son désaccord avec le Parti socialiste alors que François Mitterrand s’alliait avec les communistes.

Libre penseur et franc-maçon, il eut des obsèques civiles au crématorium de la Madeleine à Amiens.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article73427, notice HAZARD Gérard, André, Léon. par Julien Cahon, version mise en ligne le 25 août 2009, dernière modification le 21 janvier 2010.

Par Julien Cahon

SOURCES : Arch. FJJ, dossier Somme — Arch. privées Max Arniaud — Le cri du peuple, 1945-1965 — Le courrier picard, 20 mars 1999.– Note de Jacques Girault.

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