PARIZEL Auguste, Martin

Né le 17 novembre 1824 à Château-Regnault-Bogny (Ardennes), mort en 28 février 1881 à Paris XIXe arr. ; communard déporté.

Fils Pierre Benoist Parizel, cloutier et de Jeanne Caterine Laurent ; demeurant à Paris, 11 rue de Torcy (XVIIIe arr.), chez la dame Bruand, marchande d’engrais ; marié, père d’un enfant ; gratteur de vieux cuir. Il avait subi avant 1870 quatre condamnations : en 1847, quinze jours de prison pour coups à magistrat dans l’exercice de ses fonctions et outrages envers magistrats de l’ordre administratif ; en 1856, six jours de prison pour injures publiques à agents de l’autorité ; en 1867, 16 f d’amende pour injures à un particulier ; en 1868, vingt-quatre heures de prison pour outrages à un agent. Pendant le 1er Siège, il entra au 152e bataillon, après avoir été chassé du 124e bataillon pour inconduite. Il continua son service pendant la Commune.

Le 23 mai se bat toute le journée s’abritant de porte en porte, reculant de maison en maison jusqu’à son logis (13). Arrêté le 23 mai, il est incarcéré le 2 juin à l’île d’Aix (n° 736). Transféré le 12 juin au fort Boyard, le 18 septembre sur l’Iphigénie (N° 418), mouillée en rade de l’île d’Aix ; et le 12 octobre au fort de Fouras. Il fut condamné, le 23 mars 1872, par le 4e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée. Embarqué à bord du Calvados (6° convoi) qui arriva à Nouméa le 28 septembre 1873, il eut le matricule de déportation 649 .

Sa peine fut commuée le 14 février 1877 en déportation simple ; il fut bien noté en déportation ; il obtint remise de sa condamnation le 15 janvier 1879 et rentra par le Var.

Marié à Marie Jadot, il mourut le 28 février 1881 à Paris XIXe arr., 81 rue Riquet. Selon l’acte de décès, il était dit forgeron.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article67558, notice PARIZEL Auguste, Martin , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 5 février 2012.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/756, n° 5787. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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