NOÉ Jules, Ovide

Né le 12 avril 1815 à Fresnes (Aisne) — qui peut être aussi Fresnes-en-Tardenois ; marié, père de trois enfants ; cordonnier. Ancien soldat du 32e régiment de ligne, il avait été libéré avec un certificat de bonne conduite ; il s’était retiré à Septvaux (Aisne), puis avait été, en 1848, capitaine adjudant-major de son canton et membre du Conseil municipal de sa commune. Établi à Paris depuis 1853, capitaine, pendant le 1er Siège, à la 7e compagnie du 248e bataillon, il conserva son commandement sous la Commune ; il passa huit jours à Clichy, puis alla à Issy, et resta six ou sept jours au parc des Oiseaux ; il fut contusionné à l’épaule par une balle, à Issy. À son retour d’Issy, le 12 mai, il se rendit à Fresnes, dans son pays. Les renseignements recueillis sur son compte étaient bons, indiqua le commissaire de police du quartier du Val-de-Grâce, Ve arr. ; d’après le commissaire du gouvernement, c’était un « ouvrier intelligent, adonné à la politique autant qu’à son travail ». Il fut condamné, le 12 janvier 1872, par le 5e conseil de guerre, à la déportation simple, peine commuée le 5 juin 1872 en cinq ans de détention, puis réduite à quatre ans le 29 juillet 1874 ; le 16 novembre 1875, il obtint la remise du reste ; la surveillance de la police fut levée le 31 octobre 1878.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article67161, notice NOÉ Jules, Ovide , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 26 juillet 2009.

SOURCE :Arch. Nat., BB 24/742.

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