GILIBERT Jean

Né le 13 janvier 1815 à Caramagne (Italie) ; demeurant à Paris, 25, rue Tiers, XIIIe arr. ; ouvrier cordonnier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Marié, père de deux enfants, il vivait séparé de sa femme. Italien non naturalisé, il avait appartenu au corps royal de l’artillerie piémontaise.
À Paris, lors du 1er Siège, il appartint à la 9e batterie ; il combattit sous la Commune comme simple artilleur. Il servit les pièces du fort de Bicêtre, celles de la redoute des Hautes-Bruyères et de la barricade de Villejuif, du 5 avril au 25 mai 1871 ; il serait rentré chez lui ce jour-là. Arrêté en juin, il fut incarcéré à Rochefort.
Le 20e conseil de guerre le condamna, le 12 mars 1872, à la déportation simple ; il arriva à Nouméa le 28 septembre 1873. Sa conduite fut « assez bonne », mais il s’enivrait ; il obtint remise de sa peine le 15 janvier 1879. Sur son dossier, il était mentionné qu’il avait une « constitution délabrée » et qu’il était « d’une faiblesse sénile ».

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article60354, notice GILIBERT Jean, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 17 juillet 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/756. — Louis Bretonnière, Roger Pérennès, L’Internement des prévenus de la Commune à Rochefort, Nantes, 1995. — Notes de M. Cordillot et de Louis Bretonnière.

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