GABRIEL Julien, Lucien

Né le 30 juillet 1836 à Pertuis (Vaucluse) ; demeurant à Paris, 27, rue Vieille-du-Temple, IVe arr. ; porteur de journaux ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, sans enfant. Ancien militaire, décoré de la Médaille militaire, il fut, pendant le 1er Siège de Paris, sous-lieutenant à la 1re compagnie sédentaire du 150e bataillon de la Garde nationale ; non réélu aux élections du 20 mars 1871, il se fit nommer délégué civil commandant la caserne des Célestins ; il fut arrêté le 11 juin. Le 16 avril, l’entrée de la caserne lui avait été interdite par le chef de légion ; il aurait même été incarcéré trois jours ; il avait, dit-il, montré trop de bienveillance pour les femmes restées dans la caserne. S’il faut l’en croire, il n’aurait ensuite pris aucune part à l’insurrection.
Il avait encouru trois condamnations, dont deux à l’amende pour coups et port d’arme prohibée et une à un mois de prison pour mendicité. Le 14 novembre 1871, il fut condamné, par le 11e conseil de guerre, à la déportation simple ; il arriva à Nouméa le 4 mai 1873. Sa peine lui fut remise le 31 décembre 1878 parce qu’il avait aidé à réprimer l’insurrection canaque. Un coup de casse-tête le laissa paralysé du bras gauche et, rapatrié par la Picardie, il bénéficia d’un poste de garde des promenades de Paris.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article59685, notice GABRIEL Julien, Lucien, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 26 juin 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/755 et H colonies 81. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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