BORDAGE P., dit BORDAGE fils

Exilé à Londres ; ouvrier mécanicien ; militant de l’AIT.

Bordage appartenait en 1863 à une loge de proscrit dénommée « La Concorde » (avec Le Lubez, Lardaux, Ridel et Leroux Jules). Il assista en mars 1866 à une fête de famille où l’on trinqua « à l’alliance des peuples et à l’extinction du prolétariat. »
Il fut membre-fondateur de la Première Internationale. Le 5 octobre 1864, Le Lubez, qui était alors le Vénérable de « la Concorde » proposa sa candidature au Conseil Général de l’AIT ainsi que Jourdain G., Leroux Jules, Morisot et Vasbenter. Ces quatre candidatures furent adoptées à l’unanimité.
Bordage soutint, le 2 mai 1865, la candidature de Lassasie comme membre du Conseil ; cette candidature fut adoptée. Il prit part à la Conférence de Londres de l’Internationale, en septembre 1865, et demeura membre du Conseil jusqu’en 1866.

De retour en France au lendemain de la proclamation de la République, Bordage publia à compte d’auteur à Paris, en 1871, quelques semaines avant la Commune, une brochure de 15 pages intitulée Abolition du despotisme. République universelle. Le bien-être réparti entre tous, qu’il data de « l’an 1er de l’Ère nouvelle ». Il habitait alors 351, rue Saint-Denis à Paris (Xe arr.).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article53413, notice BORDAGE P., dit BORDAGE fils, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 11 décembre 2018.

SOURCE : Le Conseil général de la 1re Internationale. Minutes. Édition soviétique en langue russe, 1er vol., 1864-1866, Moscou, 1961. — André Combes, « Des origines du Rite de Memphis à la Grande loge des Philadelphes, 1838-1870 », Chroniques d’histoire maçonnique, n° 34, 1 er semestre 1985. — Note de M. Cordillot.

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