BAC Édouard

Né le 17 mai 1846 à Paris , y demeurait, 227 bis rue Saint-Dominique (VIIe arr.) , coiffeur , communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Édouard Bac était marié, sans enfant. Au début de l’insurrection de 1871, il fut attaché à la personne de son beau-père Bergeret. Sa surexcitation était telle que le général le fit enfermer vers le 30 mars à l’ambulance du Crédit mobilier et qu’il y resta jusqu’au 10 avril ; ensuite il recruta et organisa le bataillon des Tirailleurs-Éclaireurs dont il prit le commandement. Il ne fit aucun service cependant, semble-t-il, le commandement lui ayant été retiré, et il protesta à ce propos, le 7 mai ; le 11, Bergeret le faisait enfermer à Sainte-Anne où il resta jusqu’au 29 juin. Le 5e conseil de guerre le condamna, le 25 octobre 1871, à la déportation dans une enceinte fortifiée : peine commuée, le 9 septembre 1872, en déportation simple. Il fut débarqué à Nouméa le 9 août 1874. Sa peine fut remise le 15 janvier 1879.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article51620, notice BAC Édouard , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 27 septembre 2018.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/747. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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