AMARY Édouard, Hilaire

Né le 24 octobre 1851 à La Ferté-Imbault (Loir-et-Cher) ; célibataire ; demeurant à Paris ; galochier ; communard.

Caporal-fourrier à la 3e compagnie de marche du 74e bataillon durant le Siège, Édouard Amary fut nommé sergent-major quelques jours après l’armistice et conserva son grade sous la Commune ; sa démission, donnée quelques jours avant le 18 mars 1871, n’avait pas été acceptée. Il suivit son bataillon à Neuilly et au Bois de Boulogne, pendant trente-huit jours, et affirma n’avoir pris part à aucun engagement. Le 26 mai, il faisait la paie aux gardes de sa compagnie postés derrière la barricade de la chaussée de Ménilmontant lorsque passa le cortège des otages que l’on conduisait de la Roquette à la rue Haxo. L’officier qui commandait le détachement, vêtu en garibaldien, donna aux hommes qui gardaient la barricade l’ordre d’escorter les otages et les fit remplacer par les fédérés qui avaient accompagné les prisonniers depuis la Roquette. Amary refusa, mais fut placé entre deux gardes de l’escorte ; rue Haxo, il prétendit ne pas avoir tiré et avoir profité d’un mouvement de foule pour regagner le domicile de ses parents. Des témoins contredirent ses allégations.
Il fut condamné, le 21 mars 1872, par le 6e conseil de guerre, aux travaux forcés à perpétuité ; son dossier porte la mention « décédé » (en transportation ?) ; il avait été embarqué le 19 juin 1872 pour la Nouvelle-Calédonie. Voir J.-J. Croizat

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article51170, notice AMARY Édouard, Hilaire , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 11 septembre 2018.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/762. — Arch. Min. Guerre, dossier « rue Haxo ».

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément