PETIT Auguste dit Auguste

Par Notice revue et complétée par J. Risacher

Né vers 1810 à Verdun (Meuse). Ébéniste parisien. Gagné aux idées républicaines et socialistes, propagandiste actif. Membre de diverses sociétés, proche du communisme. Toujours dans l’opposition sous l’Empire.

D’après sa mère, demeurant à Verdun, son père (en 1821) et son frère seraient morts de chutes des toits de la caserne Saint-Paul à Verdun. Auguste Petit serait venu à Paris en 1833 et aurait rejoint la Société des droits de l’Homme, à moins qu’il y ait une confusion avec un autre ébéniste du même nom, Jacques-François Petit dans le VIe arr., Son itinéraire politique est assez difficile à suivre : Venant sans doute de la Société des Saisons, il aurait été en 1839 l’un des dirigeants des Travailleurs égalitaires, voire le « président ». Le 1er juillet 1840, il participa au Premier Banquet communiste de Belleville (Voir Jean-Jacques Pillot*). A la suite du compte rendu tendancieux publié par le Journal du Peuple du 5 juillet, il signa, en compagnie d’une cinquantaine d’autres, une lettre de désabonnement. Voir Couturat*, Maigne*. En septembre 1840, il aurait été l’un des fondateurs de L’Atelier, qu’il ne tarda pas à abandonner, le jugeant trop modéré.
Après l’attentat du 13 septembre 1841 contre les fils du roi, il fut accusé de complicité avec son auteur, François Quenisset*. Condamné à la déportation le 23 décembre 1841, par la Cour des Pairs, il entra au Mont-Saint-Michel le 28 décembre. Il y subit tous les affres de ce haut lieu de la vie carcérale. Peu après les remises de peine, généreusement accordées, le 4 octobre 1844, par le roi à l’occasion du mariage de son fils, le duc d’Aumale, il fut extrait du Mont-Saint-Michel pour Doullens le 23 octobre, mais fut exclu des bontés royales. Il resta emprisonné jusqu’en février 1848.
Bien qu’un certain Petit* fût, à l’automne 1833, l’un des 24 crieurs du Populaire, ce qu’il aurait pu être lui-même, il paraît donc difficile qu’il ait été l’un des propagandistes actifs du communisme icarien « à la fin de la monarchie de Juillet », comme cela a été dit.
Toujours ébéniste en 1853, il demeurait, 89 ou 118, Grande-Rue à Sèvres, et avait la réputation d’un « propagandiste connu », quand il fut arrêté, le 9 juin, dans l’affaire du complot de l’Hippodrome. Pour le complot de l’Hippodrome, voir Léon Ribault de Laugardière*.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article36087, notice PETIT Auguste dit Auguste par Notice revue et complétée par J. Risacher , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

Par Notice revue et complétée par J. Risacher

SOURCES : Arch. Nat., BB 24 361 à 368. — Arch. PPo., A a/434. — Journal du peuple, 21 nov. 1841. — Gazette des tribunaux, octobre 1844. — Alexandre Zévaès, « L’agitation communiste de 1840 à 1848 », dans La Révolution de 1848, t. XXIII et XXIV, 1926 et 1927. — Ph. Matthey, Les membres des sociétés secrètes républicaines parisiennes sous la monarchie de Juillet, mémoire de maîtrise sous la direction de Philippe Vigier, Paris X, 1986. — Jacques Grandjonc, Communisme/ Kommunismus/ Communism. Origine et développement international de la terminologie communautaire prémarxiste des utopistes aux néo-babouvistes, Trier, Karl Marx Haus, 1989, p. 455-456. — Notes de P.-J. Derainne et J. Grandjonc.

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