LEPAGE Charles [LE PAGE Charles François]

Né à Laon (Aisne) ; chanteur.

Né à Laon (Aisne) de parents « fort honorables, mais peu fortunés », dit Henri Avenel, qui ajoute : « Il avait reçu une instruction très incomplète et avait mené une vie très accidentée. Mais avec l’âge il avait travaillé assez pour faire un écrivain convenable. Il fit un grand nombre de chansons en collaboration avec Émile Debraux. »
Fondateur de la « Lice chansonnière », ce fut lui qui, en 1830, encouragea le jeune Pottier, futur auteur de l’Internationale, alors âgé de 14 ans, à aller chanter ses œuvres dans les goguettes où il le présentait sous le titre de « la Jeune Muse ».
On lui doit, entre autres, une chanson très ironique intitulée Réflexions du ministre de l’Intérieur sur la loi de l’état de siège, vers 1832. Il faut dire que l’emploi du canon par les forces de l’ordre avait surpris désagréablement les insurgés :


« Si dans un coin l’on s’ameute,
Loin de mettre tout en jeu,
On dispersera l’émeute
À bien petits coups de feu.
Mais que son audace altière
Résiste à l’autorité,
Nous bombarderons la capitale entière.
Vive la légalité ! »


Lepage avait été arrêté le 5 juin au soir.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article33873, notice LEPAGE Charles [LE PAGE Charles François], version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 18 janvier 2018.

SOURCES : P. Émile Debraux, Chansons nationales, nouvelles et autres, chez l’éditeur de la Librairie française et étrangère, Paris, 1826 (quelques chansons en collaboration avec Lepage). — Henri Avenel, Chansons et chansonniers, Marpon et Flammarion, Paris, s. d. [1889]. — La chanson française. Béranger et son temps, Introduction et notes par Pierre Brochon. Éditions sociales, Paris, 1956.

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