GIRET

Employé des Douanes ; fourriériste.

Employé des Douanes. Candidat, le 23 avril 1848, à l’Assemblée constituante dans le Pas-de-Calais. Il se réclamait de l’école sociétaire. Il repoussait le qualificatif de communistes appliqué aux phalanstériens. Les principes phalanstériens, disait-il à juste titre, sont le respect de la propriété, le respect de tous les droits, l’association du capital, du travail et de l’intelligence. Il s’intéressait au sort des employés de toutes les administrations publiques « qui, sous les deux régimes précédents, ont eu à souffrir de tous les abus, de toutes les injustices qu’un affreux système de corruption avait fait en quelque sorte passer à l’état normal ».
Il prenait l’engagement, s’il était élu, de soutenir :
1) Le dogme sacré, inviolable, de la souveraineté du peuple, exercée par le suffrage universel et direct ;
2) le principe de l’organisation progressive et libre du travail industriel et agricole ;
3) l’établissement par la loi de règles justes et invariables pour l’avancement de tous les fonctionnaires publics et employés d’administration ;
4) le principe de l’éducation publique et gratuite donnée par l’État également à tous les citoyens, obligatoire pour tous ;
5) la justice gratuite ;
6) le principe électif introduit partout où il pourra être appliqué.
D’après ce programme, Giret apparaît comme un fourriériste qui avait très bien assimilé la doctrine, revue par Considerant dans Démocratie pacifique.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article31749, notice GIRET, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 23 août 2010.

SOURCES : La Liberté du Nord et Le Messager du Nord, d’avril 1848.

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