FAUCHET Claude

Né le 22 septembre 1744 à Dornes (Nièvre), guillotiné à Paris le 31 octobre 1793. Évêque constitutionnel du Calvados (avril 1791). Conventionnel lié aux Girondins. Précurseur du socialisme, d’une éloquence certaine.

L’abbé Fauchet eut à Paris une immense popularité de 1789 à 1791. Il avait participé à la prise de la Bastille et prononcé, le 5 août 1789, à l’église Saint-Jacques-de-la-Boucherie, l’oraison funèbre des morts pour la liberté. Il appartint à la Commune de Paris, du 18 septembre 1789 au 8 octobre 1790. Il dirigeait la Société des Amis de la Vérité. Il publiait La Bouche de Fer, avec Nicolas de Bonneville et, les 13 et 22 octobre 1790, inaugura les séances d’un Cercle social, au cirque du Palais-Royal, en prônant un socialisme fondé sur l’amour, et le christianisme, dont la franc-maçonnerie annonçait, selon lui, l’organisation.
Mystique, l’abbé Fauchet lançait l’anathème sur les voltairiens et, d’une façon générale, sur tous ceux qui se méfiaient de son syncrétisme christo-maçonnique.
L’évêque Fauchet se proclama républicain en juin 1791, lors de la fuite de Louis XVI, et fut élu par le Calvados à la Législative puis à la Convention. Il vota contre la mort du roi, refusa de siéger après le 2 juin 1793, fut impliqué le 14 juillet dans l’affaire de Charlotte Corday et périt avec les Girondins.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article30786, notice FAUCHET Claude , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCES : Dorimon, « L’abbé Fauchet, membre de la Commune de Paris », Revue de la Révolution, 1887. — Philippe Le Harivel, Nicolas de Bonneville, préromantique et révolutionnaire (1760-1828), Strasbourg et Paris, 1923, in-8°, 208 pages.

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