DEVILLE Jean, Charles, Amédée

Né à Tarbes, le 28 mars 1820. Il habitait Paris depuis 1838, comme étudiant en médecine. Interne de chirurgie à l’hôpital Saint-Antoine, puis docteur en médecine, il fit, en 1851, un cours de médecine opératoire et un cours d’anatomie à l’École pratique.
Fils de l’ancien représentant de la Montagne, Jean-Marie Deville* détenu à Belle-Île depuis l’affaire du 13 juin 1849, il avait combattu pour l’ordre près de son domicile, 103, rue de la Harpe, à l’attaque de la barricade rue de la Harpe-rue du Foin, comme lieutenant de la garde nationale en Juin 1848.
En 1850, il était membre du Comité démocrate socialiste pour soutenir la candidature d’Émile de Girardin. Pendant le 2 décembre 1851, les étudiants de son cours s’étant mêlés aux manifestations, il fut poursuivi. Menacé d’être envoyé à Cayenne, il refusa sa grâce, se reconnut agent actif de la propagande phalanstérienne et, banni, se réfugia en Angleterre.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article30010, notice DEVILLE Jean, Charles, Amédée , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCE : Arch. Min. Guerre, B 433. — J.-Y. Mollier, Dans les bagnes de Napoléon III. Mémoires de C. F. Gambon, Centre des Correspondances du XIXe siècle, Paris IV-Sorbonne, PUF, 1983. — Note de J.-Y. Mollier.

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