CAILLAUD Jean-Marie

Né à Châteauneuf-sur-Charente (Charente) le 1er octobre 1796. Officier de santé en 1814, il était sous-lieutenant quand il s’engagea, en 1815, au 2e hussards et combattit à Waterloo. Combattant de Juillet, il fut nommé, au titre des récompenses nationales, adjudant dans la garde municipale parisienne. En juin 1832, il passa comme sous-lieutenant au 9e régiment de chasseurs, puis au 22e régiment de ligne ; mis en novembre 1836 en retrait d’emploi, inquiété comme membre d’une société secrète, il gagna la Belgique, en 1839, au moment où il était rappelé à l’activité, le conseil d’enquête ayant conclu en sa faveur. Condamné, en 1840, par défaut, pour détention d’armes et de munitions, il se livra au commerce des vins en gros.
En février 1848, Beaune et le groupe de La Réforme l’envoyèrent à la préfecture de police organiser la garde républicaine à la tête de laquelle il resta jusqu’à la fin de mai.
En 1851, il était suspect d’appartenir à une société secrète. Il aurait commandé, en décembre, le feu sur le quai de l’École. Son cas étant douteux, il fut simplement éloigné de France.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article27963, notice CAILLAUD Jean-Marie, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 28 mai 2016.

SOURCES : Arch. Min. Guerre, B 160. — ournal des débats politiques et littéraires, 17 mai 1840.— Marc Caussidière, La Révolution de février. Mémoires de Caussidière, ex-préfet de police et représentant du peuple, Bruxelles, Société Typographique Belge, 1849, 396 p.

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