BLANC Nicolas

Par M. Cordillot

Né vers 1820 ou 1824, frère jumeau de Jean Blanc*, ouvrier maçon. En 1848, il résidait avec son frère à Marseille (Bouches-du-Rhône), dans le quartier des Grands-Carmes, où ils étaient bien connus pour leurs convictions révolutionnaires. Tous deux membres de la « compagnie des Travailleurs » de la Garde nationale, ils avaient rejoint la compagnie irrégulière des tirailleurs fondée à l’initiative des Clubs populaires et placée sous le commandement de J.-A. Perrin.
Accusés d’avoir quitté leur chantier le 22 juin pour aller prendre part à l’insurrection, ils furent l’un et l’autre condamnés par les Assises de Valence le 12 août 1849 à 6 ans de prison. Il fut conduit à Belle-Île-en-Mer (Morbihan) le 4 octobre 1850, vraisemblablement sans son frère, et fut libéré le 28 septembre 1855.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article26727, notice BLANC Nicolas par M. Cordillot, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

Par M. Cordillot

SOURCES : Cour d’Assises de la Drôme. Procès des accusés de juin de Marseille, Marseille, impr. nationale-association d’ouvriers, 1849. — Arch. Dép. Morbihan, série Y, écrou 57. — J.-Y. Mollier, Dans les bagnes de Napoléon III. Mémoires de C. F. Gambon, Centre des Correspondances du XIXe siècle, Paris IV-Sorbonne, PUF, 1983. — Note de J.-Y. Mollier.

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