AUBIN Jean-Louis

Né en 1824 à Rouen (Seine-Inférieure). Ouvrier tapissier à Paris, Jean-Louis Aubin combattit en Février 1848 à la barricade de la rue de Mazagran, entra dans le corps des Montagnards, puis fut attaché comme gardien de Paris au commissariat du quartier de Bonne-Nouvelle. Le 23 juin, il se trouvait boulevard Saint-Denis au moment où la garde nationale tirait sur le cortège des ouvriers des Ateliers nationaux et il revint à son domicile, rue de l’Échiquier, en criant : « On tue mes frères, je vais prendre mon fusil », et il redescendit dans le costume d’ouvrier qu’il avait en Février. Il se trouva au coin de la rue Richer et de la rue du faubourg Poissonnière, puis rue Bleue, avec une dizaine d’insurgés qui entraînèrent les gardes nationaux d’un poste. Il prétendra avoir ensuite rallié sa légion, la IIIe, et y avoir fait son service. Arrêté en juillet, il sera transporté en Algérie, et interné à Constantine jusqu’en juillet 1853.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article25360, notice AUBIN Jean-Louis , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCE : Arch. Min. Guerre, A 7389.

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