DABOUT Marcel, Léon

Par Alain Dalançon

Né le 25 avril 1896 à Beaugency (Loiret), mort le 2 février 1985 à Beaugency ; professeur puis psychologue scolaire ; militant syndicaliste du syndicat national des professeurs adjoints et des répétiteurs, et de la FGE-CGT ; résistant.

Son père, Léon, Léopold Dabout, était marchand de nouveautés, sa mère, née Marie, Désirée Lorin, était sans profession.

Etudiant, Marcel Dabout fut mobilisé en avril 1915 dans l’infanterie. Chef d’un groupe de grenadiers puis d’une section de mitrailleuses, il fut cité à l’ordre de la brigade pour son énergie et son courage durant la période de février 1917 à janvier 1918, et une seconde fois en avril 1918 pour un acte de bravoure. Il reçut la Croix de guerre avec étoile de bronze et fut démobilisé en septembre 1919, peu après son mariage, le 1er juillet 1919, à Paris (XVIe arr.), avec Madeleine Pirot.

Marcel Dabout était répétiteur au collège de Compiègne (Oise), au début des années 1930. Il fut ensuite professeur adjoint au lycée Louis-le-Grand de Paris de 1934 à 1944.

Militant actif du Syndicat des répétiteurs de collège, il devint secrétaire général du Syndicat national des professeurs adjoints, répétiteurs et répétitrices des lycées et collèges en 1934-1935, membre de la commission exécutive de la Fédération générale de l’enseignement avec Marcel Bonin et de la commission exécutive de la Fédération générale des fonctionnaires (CGT).

Il participa à la Résistance à partir de 1941, dans le mouvement « Libération » (responsable Fournery), puis en 1944 dans le Front national (responsable au lycée Louis-le-Grand en liaison avec Edmond Lablénie) et l’Organisation civile et militaire, en liaison avec le colonel Pastor. Capitaine des FFI en août 1944, il participa à la libération d’Ermont (Seine-et-Oise, Val-d’Oise), et facilita la prise de Saint-Leu-la-forêt par les Américains. Il fut cité à l’ordre de la brigade par le général Koenig (7 juillet 1945).

Après la guerre, il devint psychologue scolaire à Paris. Syndiqué au Syndicat national de l’enseignement secondaire, il n’y prit pas de responsabilité. Il travailla avec René Zazzo et se préoccupa de la compréhension et du raisonnement des élèves en mathématiques et de l’inégalité des enfants devant l’école, ce qui donna lieu à plusieurs articles au début des années 1950 dans la revue Enfance.

Il se remaria à Ermont le 26 mai 1956 avec Cécile Frougnot.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article21264, notice DABOUT Marcel, Léon par Alain Dalançon, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 13 février 2018.

Par Alain Dalançon

ŒUVRE : Articles dans Enfance : « Répartition des écoliers parisiens dans les cours de scolarité primaire et secondaire pour l’année 1950-1951 », 1952 ; « La compréhension et le raisonnement dans les problèmes d’arithmétique chez les élèves de 11 à 13 ans », 1952 ; « Nouveaux commentaires sur la progression scolaire et l’inégalité des enfants devant l’école », 1954.

SOURCES :Arch. IRHSES (Bulletin du Syndicat des PA, Brochure de l’ACREN de 1948, p. 11-12. — Arch. Dép. Loiret, état civil et registres matricules. — SHD, dossiers administratifs des résistants. — Lisette Calderan, Le syndicalisme de l’enseignement secondaire entre les deux guerres à travers deux syndicats de catégorie : les répétiteurs, les maîtres d’internat, mémoire de maîtrise, Paris 1,

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