COQUOIN Roger, Augustin, Léon, Marie. Dit dans la Résistance Lenormand et François.

Par Claude Pennetier, Annie Pennetier

Né le 14 mars 1897 à Gagny (Seine-et-Oise), mortellement blessé en action le 29 décembre 1943 à Paris (XVIe arr.) ; chimiste ; résistant parisien ; membre du CNR.

Cliché Ordre de la Libération

Fils d’un chimiste important, Roger Coquoin fit ses études au lycée Condorcet de Paris et réussit le baccalauréat. Engagé en 1914, combattant à Verdun et sur la Somme, il termina la guerre comme sous-lieutenant avec la Croix de guerre. Étudiant en pharmacie et en médecine,, il dirigea à partir de 1929 le laboratoire de chimie de l’Académie de Médecine.
À la déclaration de guerre, il refusa d’être affecté à la Recherche scientifique et commanda la 13e batterie d’un régiment engagé sur la Somme. Blessé le 5 juin 1940, hospitalisé à Paris, il se réfugia ensuite dans le Midi.
Sa rencontre avec Honoré d’Estienne d’Orves en janvier 1941, le fit entrer dans la Résistance . Il recruta des hommes, organisa la collecte de renseignements sur l’armée allemande. Il œuvra avec Maurice Ripoche fondateur de Ceux de la Résistance (CDLL) et anima un réseau important à Paris et en province.
En 1942, le groupe de Tourlaville entra en contact avec Ceux de la Libération CDLL par l’intermédiaire de Giot, en relations d’affaire avec René Leduc, un des responsables parisiens du réseau. Gilbert Védy le mit en relation avec Leduc qui l’intégra à CDLL. Très actif, Gilbert Védy s’occupa de l’organisation du mouvement au niveau national.Maurice Ripoche étant arrêté en mars 1943, Roger Coquoin, Jacques Ballet et Médéric assurèrent conjointement la direction du mouvement. Il fut obligé de quitter son laboratoire pour passer dans une totale clandestinité.
En accord avec Jean Moulin, il contribua à l’unification des mouvements et participa à la réunion créatrice du Conseil national de la Résistance , rue du Four, le 27 mai 1943.
Roger Coquoin fut mortellement blessé le 29 décembre 1943 à Paris (XVIe arr.).
Il rapprocha le groupes CDLL du groupe Vengeance. En 1943, il participa à la création de l’Armée secrète (AS) et reçut le comandemant de la Région P.
Il tomba dans une souricière le 29 décembre 1943 au 4 rue des Frères Périer et fut abattu dans sa fuite. Son corps n’a pas été retrouvé.
Chevalier de la légion d’honneur, il a été fait Compagnon de la Libération par décret du 16 août 1944.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article198993, notice COQUOIN Roger, Augustin, Léon, Marie. Dit dans la Résistance Lenormand et François. par Claude Pennetier, Annie Pennetier, version mise en ligne le 25 février 2018, dernière modification le 2 janvier 2019.

Par Claude Pennetier, Annie Pennetier

Cliché Ordre de la Libération

SOURCES : SHD Vincennes, 16 P1411806. — Site de l’Ordre de la Libération.

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