LAFON Robert, Jean

Par Julien Lucchini

Né le 26 février 1919 à Grayan (Gironde), exécuté sommairement le 1er août 1944 au camp de Souge (Gironde) ; résistant, combattant FFI.

Fils de Jean Lafon et de Pétronille Fumé, ouvriers agricoles, Robert Lafon rejoignit le maquis du groupe de Jean Dufour à Vignes-Oudides (Gironde) le 10 juin 1944. Le 23 juillet, sur ordre probable de l’état-major, il partit en éclaireur avec cinq de ses compagnons dans une camionnette à destination de Sainte-Hélène (Gironde), dont son groupe avait pour mission d’attaquer la poudrerie.

Les forces allemandes, sans doutes averties par un indicateur, leur tendirent une souricière. Arrêtés, les six résistants furent emmenés à Hourtin (Gironde). Dans la nuit, ils opposèrent une résistance et tentèrent de fuir. L’un d’entre eux, Jean Blanc, fut blessé par un jet de grenade, et Robert Lafon lui porta secours. Arrêté, il vit son compagnon fusillé sur la place de la commune et fut quant à lui emmené à Bordeaux (Gironde). Le 1er août suivant, il fut passé par les armes, sans procès, au camp de Souge.

Son nom figure sur le mémorial des fusillés de Souge, à Martignas-sur-Jalle (Gironde), ainsi que sur le monument aux morts d’Hourtin, qui mentionne par erreur son décès au 7 février 1944.

La mention "Mort pour la France" lui fut attribuée par décision du secrétariat général aux Anciens combattants.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article169236, notice LAFON Robert, Jean par Julien Lucchini, version mise en ligne le 13 janvier 2015, dernière modification le 1er mai 2016.

Par Julien Lucchini

SOURCES : Comité du souvenir des fusillés de Souge, Les 256 de Souge, op. cit. — Mémorial GenWeb. — État civil.

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