GALLOT Fernand

Par Roger Faist

Né le 2 août 1904 à Troyes (Aube), mort le 23 octobre 1990 à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne) ; employé de commerce ; secrétaire général adjoint de la Fédération des syndicats d’ingénieurs et cadres FFSIC-CFTC puis FFSIC-CFDT (1948-1969).

Fils de David Gallot (né en1874), militaire de carrière, et de Clémence Lutel (née en 1882), sans profession, catholiques pratiquants, Fernand Gallot était le second d’une fratrie de trois enfants. Après ses études secondaires, il devint en 1922, employé de commerce tout en suivant une formation en comptabilité et en droit.

En 1926, il adhéra au Syndicat parisien des employés du commerce et de l’industrie CFTC. Il y joua un rôle actif : de 1934 à 1940, il fut secrétaire de la commission des groupes professionnels et représenta ce syndicat dans les négociations des premières conventions collectives après 1936.

Mobilisé en avril 1940, puis fait prisonnier et envoyé en Poméranie, il fut libéré pour cause de maladie et démobilisé en octobre 1941. Il s’engagea au Secours national (organisme de secours populaire mis en place par le gouvernement de Vichy) en février 1942 et y fut nommé chef de service. À la Libération, l’organisme devint l’Entraide française ; il y créa un syndicat CFTC dont il fut le président jusqu’à son départ en 1947.

Sa vie professionnelle coïncida à partie de cette année-là avec sa vie militante. Secrétaire général adjoint de la Fédération française des syndicats d’ingénieurs et cadres CFTC (FFSIC-CFTC) dès 1948, aux côtés d’André Bapaume*, il engagea parallèlement une formation en alternance sur une année scolaire 1948-1949 à l’École des chefs d’entreprise, école de commerce privée créée en 1950 (aujourd’hui École des dirigeants et créateurs d’entreprises). Il devint ainsi « l’expert » de la FFSIC sur les négociations sectorielles de conventions collectives et sur les questions de contentieux. Il conserva sa fonction auprès de Roger Faist*, nommé secrétaire général en 1965 après le départ en retraite d’André Bapaume. Il prit sa retraite en 1969. Il occupa, au long de ces années, des fonctions électives dans plusieurs organismes paritaires dont l’ASSEDIC de Paris.

Fernand Gallot s’engagea également dans la vie locale. Il fonda en 1950 une association de parents d’élèves au collège d’Arsonval de Saint-Maur-des-Fossés. Il fut aussi de 1945 à 1960, délégué intercommunal de la Conférence Saint-Vincent de Paul. Il devint vice-président puis président de l’Association Saint-Maurienne pour le troisième âge dès sa création et jusqu’en 1981.

Fernand Gallot avait épousé en 1935 Simone Lidoreau (1900-1976). Ils eurent un fils, Jacques, né en 1936. Ils habitèrent Paris jusqu’en 1939 puis Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne). Il était chevalier de l’Ordre national du Mérite et la municipalité de Saint-Maur-des-Fossés lui avait décerné en 1984 la médaille d’argent de la reconnaissance.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article145214, notice GALLOT Fernand par Roger Faist , version mise en ligne le 25 février 2013, dernière modification le 25 février 2013.

Par Roger Faist

SOURCES : Archives UCC-CFDT. — Renseignements donnés par son fils Jacques Gallot en 2012.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément