PÉRIDIER Jean, Émile

Par Jean Sagnes

Né le 2 avril 1909 à Montpellier (Hérault), mort le 8 août 1982 à Montpellier ; avocat ; secrétaire de la Fédération des Jeunesses socialistes de l’Hérault, néo-socialiste, puis socialiste SFIO, résistant, sénateur.

Fils d’un agent d’assurances (Louis, René Péridier) et de Marguerite Charasse, sans profession, Jean Péridier adhéra au Parti socialiste en 1929 alors qu’il était étudiant en droit et fut l’un des fondateurs de la Fédération des Jeunesses socialistes de l’Hérault dont il demeura le secrétaire pendant quelques années. Au sein de la SFIO, il se situait à l’aile droite, aux côtés des participationnistes proches des radicaux. Il fut délégué au congrès extraordinaire en Avignon en avril 1933 ; il était également propagandiste de la Fédération socialiste. En 1934 ou en 1935, il passa au Parti socialiste de France (USR), néo-socialiste. À partir de juillet 1936, il fut délégué à la propagande de l’USR. Licencié en Droit en 1936, il s’inscrivit comme avocat à la Cour d’appel de Montpellier. Conseiller fédéral de l’USR à partir du 24 janvier 1937, il fut candidat de cette organisation au conseil général, le 10 octobre 1937, dans le 3e canton de Montpellier. Il était également secrétaire du groupe USR de Montpellier. Au début de 1939, il était revenu au Parti socialiste SFIO et occupait à nouveau le poste de propagandiste auprès des Jeunesses socialistes.

Durant l’Occupation, Jean Péridier fut l’avocat de Christian Pineau, un moment emprisonné à Montpellier. Dans la Résistance, il appartint au mouvement Combat, à Libération, au Comité d’action socialiste puis fut membre du comité de Libération de Montpellier. Aux élections cantonales de septembre 1945, il fut élu conseiller général au titre de l’entente socialiste-communiste dans le 2e canton de Montpellier mais fut battu en mars 1949. Le 6 novembre 1948, il fut candidat au conseil de la République sur la liste socialiste SFIO. A l’élection sénatoriale complémentaire du 25 septembre 1949, il arriva en tête au 1er tour de scrutin et fut élu au second tour. Il fut vice-président du groupe socialiste au Sénat. Réélu le 19 juin 1955 au second tour, il fut reconduit également en septembre 1962 puis en septembre 1971. Maire du Pouget de 1953 à 1965, il fut conseiller général de Roujan de 1957 à mars 1976, date à laquelle il abandonna son mandat. Il ne se représenta au renouvellement sénatorial de 1980.

Il fut secrétaire fédéral du Parti socialiste pendant de nombreuses années et dirigea le journal le Combat socialiste.

Au Parlement, il fut secrétaire du groupe viticole du conseil de la République, membre de la commission des boissons du Sénat et, en 1977, était encore vice-président de la commission des affaires étrangères. Il fut également l’un des présidents de l’Association France-RDA, président du groupe d’amitié France-Dahomey et du groupe d’amitié France-Pologne. Rédacteur en chef du journal fédéral le Combat Socialiste, il appartenait à la Ligue des droits de l’Homme et à la LICA. Bâtonnier de l’Ordre, il publia un ouvrage La Commune et les artistes.

Il s’était marié à Montpellier, le 29 août 1941, avec Simone Naud.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article125548, notice PÉRIDIER Jean, Émile par Jean Sagnes, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 13 avril 2013.

Par Jean Sagnes

SOURCES : Le Languedoc socialiste, 1929-1937. — L’Aube sociale, 1937-1939. — La Voix de la Patrie, 1945. — Midi libre, 1947-1976. — Le Combat socialiste. — Arch. de l’OURS — Bulletin du groupe socialiste du Sénat, n° 14, 1982. — Notes de G. Morin. — État civil.

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