Né le 5 novembre 1884 à Verviers (Belgique), mort le 15 juin 1938 à Paris ; écrivain, journaliste, fondateur de la revue Demain (1916-1917).

Fils de Auguste Guilbeaux, sujet français, directeur d’une teinturerie pour laines, et de Marie Malfait, Henri Guilbeaux passa son enfance et sa jeunesse en Belgique où ses parents français s’étaient établis ; il fit ses études secondaires chez les Jésuites à Verviers puis à l’institution Saint-Rémy de Charleville. Il étudia ensuite à Liège, puis passa deux ans à Berlin où il se familiarisa avec la littérature et la philosophie allemandes (1904-1906). Il fréquenta Richard Dehmel et des poètes d’avant-garde. Influencé par la poésie allemande contemporaine qu’il contribua à faire connaître en France, par le futurisme, disciple de Verhaeren, admirateur de Whitman, il préconisait une poésie dynamique aux moyens d’expression accordés au monde moderne. En 1907, il faisait paraître, à Strasbourg, des poèmes : Berlin, carnet d’un solitaire, puis en 1909 aux éditions de La Phalange, Berlin, feuillets d’un solitaire. En 1908, il consacrait un livre à Verhaeren, en 1910 à Whitman. Il était rentré en France en 1908 pour accomplir son service militaire. Après avoir obtenu une dispense comme résidant à l’étranger et bénéficié de deux ajournements successifs, il était réformé définitivement au bout d’un an. Il s’établit alors dans la région parisienne en 1909 après s’être marié.
En 1909, il entra, avec Bazalgette, au comité de rédaction de la Revue des Lettres et des Arts, fondée à Nice en 1908. Membre du Parti socialiste (il avait publié en 1910 un livre sur La social-démocratie allemande), il le quitta bientôt. Il fréquentait les milieux anarchistes ; ami de Viple des Hommes du Jour, il écrivait dans cette revue. À partir du 30 décembre 1911 et jusqu’à la disparition de la revue (octobre 1912), il fut un collaborateur régulier, sous le pseudonyme de James Burkley, de L’Assiette au Beurre dont il devint rédacteur en chef. En 1913, il était collaborateur du Mouvement Anarchiste et rédigeait des critiques d’art. À la suite de l’affaire Gauzy et Reinert (affaire Bonnot), il créa un Comité pour la défense du droit d’asile dont il était le secrétaire. Avec John Grand-Carteret, P.-H. Loyson, Alexandre Mercereau, il fondait le groupe de rapprochement franco-allemand, « Pour mieux se connaître » et participait à un colloque d’intellectuels à Gand. En 1914, il collaborait à Gil Blas, aux Hommes du Jour, à La Grande Revue, devenait secrétaire de rédaction de La Revue de Jean Finot. Il collaborait aussi à La Bataille Syndicaliste, à La Guerre Sociale, au Libertaire, aux Documents de Progrès, à l’Effort libre. Dès les premiers mois de la guerre, il s’était fait le défenseur de Romain Rolland* dans la presse syndicaliste. Le 5 novembre 1914, sa « Lettre ouverte à Romain Rolland* » paraissait dans La Bataille Syndicaliste, peu après l’article d’A Dunois (paru dans l’Humanité du 26 octobre) qui donna les premiers extraits des articles de Romain Rolland* parus dans le Journal de Genève. Le 22 novembre 1914, Henri Guilbeaux faisait une conférence sur « R. Rolland et la guerre » à la Ghilde des Forgerons, à la suite de laquelle fut rédigée une adresse à Romain Rolland. Amené par Marcel Martinet* au groupe de la Vie Ouvrière, Henri Guilbeaux participa aux réunions du Quai de Jemmapes où il rencontra aussi Trotsky et Martov. D’abord mobilisé au début 1915, il fut affecté à un régiment d’infanterie à Saint-Brieuc, puis réformé définitivement peu après. En juin 1915, il partait pour la Suisse après avoir obtenu régulièrement un passeport. À Genève, Romain Rolland lui trouva une place comme secrétaire du Dr. Ferrière, à l’Agence internationale des Prisonniers de guerre. Henri Guilbeaux fut du petit groupe pacifiste et internationaliste qui entourait Romain Rolland ; il communiquait à ce dernier les écrits des syndicalistes minoritaires opposés à la guerre comme la brochure de Rosmer, Lettre aux abonnés de la « Vie Ouvrière » : La Conférence de Zimmerwald. Il fit plusieurs conférences sur Romain Rolland. Henri Guilbeaux, dès son arrivée en Suisse, était surveillé par la police et inquiétait souvent Romain Rolland par ses imprudences. À la fin 1915, il faisait paraître à Genève sa brochure, Pour Romain Rolland*.
Le 15 janvier 1916, Henri Guilbeaux publiait chez le libraire Jeheber, à Genève, le premier numéro de sa revue Demain dont la maquette de la couverture avait été dessinée par F. Masereel. Il avait créé Demain comme foyer d’opposition à la guerre, sans autre programme que le combat pour la paix. « J’ambitionnais — écrit-il dans Du Kremlin au Cherche-Midi — de défendre le territoire de la pensée abandonné partout à l’ennemi nationaliste grâce à la trahison des intellectuels. » La majorité des collaborateurs étaient des pacifistes convaincus ; les marxistes révolutionnaires y étaient rares. Romain Rolland donna au premier numéro, « À l’Antigone éternelle », à celui de novembre-décembre 1916, « Aux peuples assassinés ». Y écrivirent aussi P.-J. Jouve, M. Martinet, J. Mesnil, J. de Saint-Prix, G. Dupin, Birukov, Martov, A. Balabanoff, Lunatcharsky. Romain Rolland fut assez vite en désaccord sur l’orientation que Guilbeaux donnait à la revue, qu’il trouvait trop violente de ton, pas assez documentaire, critiquant plus sévèrement le nationalisme français que le nationalisme allemand, mais il n’exprima ses critiques qu’en privé et ne se désolidarisa pas la revue (voir lettre à Henri Guilbeaux du 23 janvier 1916). Demain se rallia peu à peu aux idées zimmerwaldiennes ; dès son numéro 3, elle fut interdite en France où elle pénétra illégalement (notamment grâce à Lucie Colliard*) : le 15 mai 1916, Henri Guilbeaux avait pris clairement position en faveur du programme de Zimmerwald. En avril 1916, il avait en effet assisté à la deuxième conférence de Zimmerwald à Kienthal, comme représentant du groupe « La Vie Ouvrière » ; il y rencontra pour la première fois Lénine qu’il vit fréquemment par la suite. Peu à peu, Henri Guilbeaux fit de Demain l’organe du zimmerwaldisme de gauche. Cependant, la revue dut s’interrompre après le numéro de novembre-décembre 1916 pour des raisons pécuniaires. En 1917, après la révolution russe de février, Henri Guilbeaux prit l’initiative de faire paraître un Salut à la Révolution russe composé d’un texte de Romain Rolland, de poèmes de P.-J. Jouve, M. Martinet, et de lui-même (éditions Demain, mai 1917). Il publia également le Poème contre le grand crime de P.-J. Jouve et les Temps maudits de M. Martinet qui ne pouvaient paraître en France. Une deuxième série de Demain reparut en mai 1917. Romain Rolland, bien qu’il admirât le courage et la foi de Guilbeaux, dut publiquement se différencier des positions bolchevistes défendues par Guilbeaux dans Demain.
L’activité de Guilbeaux ne se limitait pas à la publication de Demain et il militait dans les organisations socialistes. Admis dans les rangs des socialistes genevois en mai 1916 (section du Plainpalais) malgré l’opposition violente du député socialiste majoritaire Jean Sigg, il fut choisi comme délégué au Congrès annuel du parti suisse en novembre. Il entra rapidement en relation avec les Jeunesses socialistes de la Chaux-de-Fonds et de Zurich et avec leur dirigeant Jules Humbert-Droz, ainsi qu’avec d’autres zimmerwaldiens comme Grimm. Il correspondait avec Jean Longuet, était en liaison avec les minoritaires syndicalistes Alphonse Merrheim, les Mayoux, Lucie Colliard*. Il participa en décembre 1916 à la fondation du « Groupe socialiste international », avec Olga Ravitch et Paul Levi, qui se rattachait au mouvement zimmerwaldien de gauche et auquel Lénine s’intéressa. Il fut un des principaux collaborateurs de La Nouvelle Internationale, fondée en mai 1917 par des socialistes révolutionnaires de toutes nationalités résidant en Suisse, avec l’appui des bolcheviks. Il était en liaison avec les révolutionnaires russes en Suisse qu’il informait de la situation en France.
À la veille du départ des bolcheviks pour la Russie, via l’Allemagne, il signa à Berne (pour la France avec Fernand Loriot ) le 7 avril 1917, le protocole rédigé par Lénine, que tous les zimmerwaldiens de gauche résidant en Suisse devaient signer. La veille, il avait reçu un télégramme de Lénine : « Partons demain midi Allemagne. Platten accompagne train. Prière venir immédiatement. Couvrirons frais. Amenez Romain Rolland* s’il est d’accord, en principe. Faites possible pour amener Naine et Graber. » Romain Rolland pensait que les bolcheviks, en passant par l’Allemagne, faisaient un grave tort au pacifisme et Guilbeaux estima qu’il était inutile de l’amener à Berne. En revanche, il emmena Fernand Loriot à Berne et le présenta à Lénine. À l’été 1917, Guilbeaux fut nommé correspondant officiel de La Pravda, chargé de l’édition et de la diffusion française de la Correspondance qui parut, à partir de juin 1917, à Stockholm par les soins de la délégation à l’étranger des bolcheviks.
Accusé de progermanisme, de défaitisme, Fernand Guilbeaux était l’objet de violentes campagnes de presse en France et Romain Rolland dut à plusieurs reprises prendre sa défense (notamment dans le Mercure de France). En février 1918, une instruction était ouverte en France contre lui « pour intelligences avec l’ennemi ». Henri Guilbeaux répondit aux attaques contre lui dans Mon crime, paru à Genève en avril 1918.
En juillet 1918, le Conseil fédéral suisse le faisait arrêter, sur rapport de l’attaché militaire français à Berne ; remis en liberté après cinq semaines de détention, il fut assigné à demeure dans les cantons éloignés de la frontière puis de nouveau arrêté en novembre 1918, interné au fort de Savatan dans le Valais jusqu’à son expulsion et son départ pour la Russie via l’Allemagne, le 18 février 1919. Romain Rolland multiplia les démarches pour montrer que Guilbeaux était un révolutionnaire internationaliste, non un traître ; il pensa dès l’origine que les documents qui servaient à étayer la culpabilité de Guilbeaux étaient des faux.
Le 21 février 1919, à Paris, le 3e conseil de Guerre condamnait Henri Guilbeaux à la peine de mort « pour avoir entretenu des intelligences avec l’Allemagne, intelligences dont le résultat s’est manifesté en répandant des écrits, en se livrant par la voie de la presse, notamment par l’organe de la revue Demain à une campagne de nature à impressionner l’opinion dans un sens pacifiste et révolutionnaire, conformément aux plans des Empires Centraux ». Romain Rolland, dans son Journal des années de guerre nota que « le rapport et le réquisitoire sont remplis d’assertions fantastiques ».
Henri Guilbeaux parvint à Moscou le 5 mars 1919 ; le soir même de son arrivée, Lénine le priait de prendre la parole le lendemain au Congrès de fondation de l’Internationale Communiste. Il prit donc la parole à la dernière séance du congrès qui lui avait accordé une voix délibérative comme représentant de la gauche française de Zimmerwald. À Moscou, il écrivit la brochure Le mouvement socialiste et syndicaliste français pendant la guerre qui parut en 1919 aux éditions de l’Internationale Communiste, avec une préface de Lénine. Il assista en juillet-août 1920 au 2e congrès de l’Internationale Communiste, avec voix consultative seulement ; il y prononça un discours contre l’admission du Parti socialiste dans l’Internationale.
À l’été 1922, il arrivait à Berlin, chargé de travailler au rétablissement des rapports culturels entre la Russie soviétique et l’Occident. Il publiait Kraskreml (1922) aux éditions des Humbles, puis La vie authentique de Vladimir Ilitch Lénine, d’abord à Berlin, puis à Moscou, enfin à Paris (1924). Il collaborait à la rédaction de la Weltbühne. En 1924, il était devenu correspondant de l’Humanité. En 1929, l’Humanité lui ôtait son emploi de correspondant ; il végétait alors dans la misère, le quotidien communiste refusant de lui payer ses indemnités. Les Humbles firent campagne contre l’injustice faite à Guilbeaux (voir Les Humbles de décembre 1929 à mars 1930). Sous l’impulsion de M. Parijanine et de M. Wullens (qui avait créé en 1926 le « Comité pour le retour en France d’H. Guilbeaux » auquel avaient adhéré Romain Rolland, G. Duhamel, J.-R. Bloch, Éd. Dujardin, Ch. Vildrac), les appels en faveur du retour de Guilbeaux se multiplièrent.
En août 1932, Henri Guilbeaux rentrait en France, se constituait prisonnier et était incarcéré à la prison du Cherche-Midi. Le procès de révision devant le Tribunal militaire de Paris s’ouvrit le 24 janvier 1933, Henry Torrès étant l’avocat de l’accusé. Au cours du procès qui se déroula dans un quasi huis clos, on entendit les témoignages de G. Duhamel, de Guernut, de P. Scize, P. Signac, F. Masereel, V. Basch ; on lut une lettre de Romain Rolland. Le procès se termina le 28 janvier par un acquittement, à l’unanimité des voix, du chef d’intelligence avec l’ennemi. Les Humbles publièrent un numéro spécial sur le procès avec compte rendu des audiences (« Liquidation de l’affaire Guilbeaux » février-mars 1933). La revue de M. Wullens qui comptait parmi les premiers défenseurs d’Henri Guilbeaux (en 1924 avait paru un « Pour H. Guilbeaux ») rompit bientôt avec lui ; en septembre 1937, M. Wullens écrivit des « Adieux à Guilbeaux » provoqués par l’évolution idéologique de celui-ci (qui avait notamment écrit dans trois numéros du Peuple français, bulletin de la Ligue de la Révolution nationale).
L’évolution de Guilbeaux dans les années 1933-1938 est difficile à retracer. Pacifiste, il était membre du Comité d’honneur de la Ligue internationale des Combattants de la Paix (LICP) ; il démissionna du Comité, en désaccord avec le plan de désarmement unilatéral défendu par Sébastien Faure*, à la suite du congrès d’Agen d’avril 1935. Il critiquait le « pacifisme purement verbal et abstrait » de la LICP ainsi que « la coquetterie de la plupart de ses chefs avec le Comité Amsterdam-Pleyel et le Front populaire » (lettre à M. Martinet, 8 décembre 1935). Dans une série d’ouvrages d’information groupés sous la rubrique Perspectives. Faits, documents, commentaires de notre temps, il étudia les structures et l’idéologie de la Russie soviétique, de l’Allemagne national-socialiste et de l’Italie mussolinienne, montrant les filiations et les ressemblances entre ces diverses expériences. À propos de l’Allemagne, il critiquait la stratégie de l’Internationale communiste qui avait permis l’avènement du nazisme. Le 10 août 1935, il intervint à la Conférence nationale tenue à Saint-Denis contre la déclaration Laval-Staline. Voir Robert Louzon*. Domicilié à Boulogne-Billancourt, Henri Guilbeaux écrivit à André Morizet le 12 mai 1936 pour expliquer qu’il devait de l’argent à plusieurs commerçants de la ville : « Certains d’entre eux me diffament, me traitent d’« étranger », de « déserteur », et viennent même faire le scandale dans la maison... » « Vous avez bien voulu me promettre de m’aider à trouver une situation stable »... « L’idéal serait une place de conservateur de petit musée artistique ou technique ou de bibliothèque. » Il devenait de plus en plus hostile à la Russie soviétique (sans démentir son admiration pour Lénine) qu’il dénonçait en 1937 comme un État impérialiste et militariste. Il critiquait le Front populaire fondé sur l’alliance électorale des partis socialiste et communiste et dénonçait l’antifascisme comme une idéologie entraînant à la guerre.
Il mourut presque dans la misère en juin 1938. Le Journal du 19 juin 1938 annonça sa mort en rapportant qu’il était mort des suites d’une hémorragie cérébrale à l’hôpital Cochin.
Henri Guilbeaux s’était marié le 6 septembre 1909 avec Henriette Cobrat dont il divorça par la suite.

ŒUVRE CHOISIE : Walt Whitman, Paris, H. Fabre, 1910, 1-31. — La social-démocratie allemande, Petite bibliothèque des « Hommes du Jour », 1910, 32 p. — Anthologie des lyriques allemands contemporains depuis Nietzsche, préface d’Em. Verhaeren, 1913, Figuière, 413 p. — La Poésie dynamique, Éd. de « La Revue », 1914, 31 p. — Pour Romain Rolland, Genève, Jeheber, 1915, 64 p. — Salut à la Révolution russe, par P.-J. Jouve, R. Rolland, M. Martinet, H. Guilbeaux, F. Masereel, Genève, Éd. de la revue Demain, 1917, 32 p. — Du champ des horreurs, Genève, éd. de la revue Demain, 1917, 76 p. — Mon crime : contre-attaque et offensive, Genève, éd. de la revue Demain, 1918, 63 p. — Joseph Solvaster..., id., 1918, 232 p. — Kraskreml, éd. des Humbles, 1922. — Le Portrait authentique de Vladimir Ilitch Lénine, Librairie de l’Humanité, 1924, 167 p. — Préface à M. Wullens, Paris-Moscou, Tiflis. Notes et souvenirs d’un voyage à travers la Russie soviétique, éd. des Humbles, 1927, 231 p. — Du Kremlin au Cherche-Midi, Gallimard, 1933, 271 p. — Où va l’Allemagne ?, Mignolet et Storz, 1933, 319 p. — Perspectives. Faits, documents, commentaires de notre temps. N° 1. La Révolution bolchevique et ses réalisations. Le Soviétisme et le Plan quinquennal. Les Soviets et le monde, id., 1934, II-16, IV-64 p. — Perspectives. Faits, documents, commentaires de notre temps. N° 3. Le national-socialisme allemand : l’État totalitaire, Charte du travail, que veut le IIIe Reich ?, id., 1934, IX-XII et 129-192 — Lénine. — Lénine à Zimmerwald [précédé de Histoire d’un manuscrit historique de Lénine par H. Guilbeaux, id.], 1934, IV-23 p. — Perspectives, Mignolet et Storz, 1935, 322 p. — Perspectives. Faits, documents commentaires de notre temps. N° 5. Les Internationales et le syndicalisme, id., 1935, XVII-XX-252-320. — La fin des Soviets, Edgar Malfère, 1937, V-188 p. — Lénine n’était pas communiste, id., 1937, 215 p. — Perspectives. Faits, documents et commentaires de notre temps. La Révolution bolchevique. Les internationales et le syndicalisme, Mignolet et Storz, 1938, 321 p.

SOURCES : Arch. Nat. F7/13086, F7/13371, F7/13373, F7/13474, F7/13475, F7/13477, F7/13487. — Arch. Jean Maitron. — Fonds M. Martinet, Bibliothèque Nationale. — Guilbeaux H., Mon crime, op. cit. et Du Kremlin au Cherche-Midi, op. cit. — Numéros spéciaux de la revue Les Humbles : « Pour Henri Guilbeaux », 9e série, juin-juillet-avril 1924, 112 p. — « Liquidation de l’affaire Guilbeaux », 18e série, fév.-mars 1933, 68 p. — On y adjoindra le long article que Maurice Parijanine* fit paraître dans Les Humbles en août-septembre 1931, « Des Français en Russie. Quelques souvenirs sur la Révolution russe (1919-1920) et sur notre ami Guilbeaux ». — L. Roth, « Henri Guilbeaux », Feuilles Libres, n° 61, 10 juillet 1938. — R. Rolland, Journal des années de guerre 1914-1919, Albin Michel, 1952, 1913 p. — Michèle Chevalier, Les Humbles (revue littéraire des Primaires) 1919-1939. En marge du syndicalisme révolutionnaire, Mémoire de Maîtrise, Paris I, Centre d’Histoire du Syndicalisme, 1974. — E. et M. Dixmier, L’Assiette au Beurre, revue satirique illustrée, 1910-1912, Maspero, 1974, 382 p. (Centre d’Histoire du Syndicalisme. — — Jean-Pierre Meylan, « La revue "demain" et l’affaire Henri Guilbeaux (Genève 1916-1918) », Cahiers de l’Association pour l’étude du mouvement ouvrier, 2007. — Note de Claude Pennetier (correspondance A. Morizet 1928-1941).

ICONOGRAPHIE : Les Humbles, juin-juillet-août 1924 et février-mars 1933, op. cit.

Nicole Racine

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