Né à Tananarive (Madagascar) ; militant anticolonialiste ; militant communiste puis syndicaliste révolutionnaire.

Andriamorazafy, travailla à Paris dans la papeterie sise, 2 rue Amelot (XIe arr.), où travaillaient également de nombreux Malgaches ; il habitait au 216 rue Saint-Jacques, Ve arr., Ancien combattant, il a contribué très largement à la fondation de la « Ligue française pour l’accession des indigènes de Madagascar aux droits de citoyen » en 1920 et c’est dans cette Ligue qu’il fit la connaissance des anticolonialistes français ; dans le courant de cette même année, Andriamorazafy sollicita un poste dans l’administration coloniale mais sa candidature fut refusée du fait de ses « idées révolutionnaires ». Le 1er octobre 1921, il adhéra à l’Union intercoloniale à la création de laquelle il participa activement ; il était aussi membre du Parti communiste français et des Jeunesses communistes. Abonné à L’Humanité, et au Paria, il milita aussi comme syndicaliste révolutionnaire.
En 1938, Andriamorazafy fit partie de la délégation malgache venue de Paris pour la cérémonie qui se déroula à Marseille sur le bateau Ville de Reims, à l’occasion du passage de la dépouille mortelle de la reine Ranavalona III (septembre-octobre 1938) en route vers Madagascar. Cette délégation, composée du docteur Raherivelo, de Rakotomalala, Razafy Rahaingo... s’était jointe à celle de « l’Amicale populaire malgache » de Marseille conduite par Raboana et le secrétaire général de l’Amicale, Rasera. Le journal de la Fédération communiste des Bouches-du-Rhône Rouge Midi, du 4 octobre 1938, rendit compte de cette cérémonie.
En 1947, Andriamorazafy animait Le Menazavana, journal d’information et de liaison des anciens combattants et anciens militaires malgaches.

SOURCES : SLOTFOM, série III, cartons 36, 87, 92. — MAD, carton, 34. — Rouge Midi, 4 octobre 1938.

Solofo Randrianja

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