GUILLOUX Louis, Marie

Par Alain Prigent, François Prigent

Né le 2 août 1867 et mort le 12 décembre 1942 à Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord, Côtes-d’Armor) ; cordonnier ; militant socialiste.

Son père Louis, Marie Guilloux, cordonnier né en 1843, épousa Marie Mathurine Souplet, dévideuse de laine, née en 1840. Il épousa en secondes noces Philomène Marmier.
Cordonnier à Saint-Brieuc, militant de la bourse du travail, Louis Guilloux fut battu à l’élection prud’homale de janvier 1907 dans le deuxième collège (11 voix) contre 55 voix à Jules Hervio*. Membre du nouveau groupe socialiste de Saint-Brieuc, il participa avec le docteur Paul Boyer* et Jean Le Du* en tant que suppléant d’Octave Brilleaud* le 26 février 1908 aux négociations sur la représentation proportionnelle lors de la préparation des élections municipales à Saint-Brieuc. Après l’élection de Georges Le Mercier*, il s’opposa à Boyer après le congrès de Toulouse en 1908. Il fut candidat du PSU à l’élection municipale partielle de Saint-Brieuc en novembre 1909. Il contribua au capital initial de la société anonyme constituée en 1910 pour la construction de la Maison du Peuple de Saint-Brieuc.
Secrétaire du groupe unifié de Saint-Brieuc en 1910. Il fut candidat pour le parti socialiste unifié aux élections municipales à Saint-Brieuc en mai 1912. Il refusa de répondre aux questions du journaliste du Réveil des Côtes-du-Nord qui fit un reportage sur les partis politiques à Saint-Brieuc. Responsable de la section socialiste de 1914 à 1919, il entretint une correspondance avec Augustin Hamon* pendant la guerre. Il fut inquiété par les autorités fin février 1917 pour avoir fait circuler une pétition favorable à la Paix.
Octave Brilleaud excusa son absence lors de l’inauguration de la Maison du Peuple le 5 juin 1932, en présence de Léon Jouhaux*.
C’est le père de l’écrivain Louis Guilloux*.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article138798, notice GUILLOUX Louis, Marie par Alain Prigent, François Prigent, version mise en ligne le 12 novembre 2011, dernière modification le 7 janvier 2018.

Par Alain Prigent, François Prigent

SOURCES : Arch. municipales de Saint-Brieuc, 6F4. – Arch. Dép. des Côtes d’Armor, 1M370. Rapport du commissaire spécial de Saint-Brieuc au préfet des Côtes-du-Nord le 21 février 1917 ; 135W14, fonds du conseil des prud’hommes de Saint-Brieuc ; JP17/C, Le Réveil des Côtes-du-Nord. - Bibliothèque de Saint-Brieuc, Fonds Louis Guilloux, papiers personnels relatifs à La Maison du Peuple. –Arch. de l’UD CGT, L’avenir syndicaliste, organe de l’Union des syndicats confédérés, n° 3, 15 juillet 1932. — Claude Geslin, Le syndicalisme ouvrier en Bretagne jusqu’à la première guerre, 3 tomes, Espaces Ecrits, 1990. — Alain Prigent, François Prigent, "L’expérience éphémère de la Bourse du Travail de Saint-Brieuc (1904-1909)", in Cahiers d’Histoire, Reprendre l’histoire des Bourses du Travail, N°116, 2012.

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