AMARINE Henri, Auguste

Par Estelle François

Né le 29 avril 1920 à Paris (XIIe arr.), mort le 25 décembre 2000 à Avignon (Vaucluse) ; ouvrier professionnel (ajusteur) au dépôt SNCF d’Avignon ; syndicaliste CGT et militant communiste du Vaucluse.

Fils d’un cheminot qui était mécanicien à Paris puis à Avignon — au moment de la naissance, le père est maréchal-ferrant et la mère journalière —, Henri Amarine s’installa en Avignon avec sa famille en 1933. Jeune militant communiste, responsable des Jeunesses communistes dans le quartier des Infirmières, il fut très marqué par les grèves de 1936.

Henri Amarine fit ses études dans un lycée professionnel puis son apprentissage au centre des Sources à Avignon dans la serrurerie. Marié et père d’une petite fille d’un an, il entra à la SNCF en 1941 comme manœuvre pour ne pas partir en Allemagne.

Pendant la guerre, il refusa le Service de travail obligatoire (STO) et rejoignit dans l’Aveyron un maquis des Francs-tireurs et partisans (FTP), près de Millau. Ses parents et son jeune fils de huit mois furent tués lors des bombardements de 1944 sur le quartier cheminot des Rotondes d’Avignon.

Henri Amarine fut réintégré comme ouvrier ajusteur au dépôt d’Avignon en 1945, affecté au contrôle des compteurs électriques des locomotives. Il y fit toute sa carrière. Il fut déplacé trois fois pour « raison disciplinaire » : à Tarascon et Arles (Bouches-du-Rhône) après la Libération, puis à Veynes (Hautes-Alpes) durant un an et demi après la grève ratée du 4 juin 1952. Il participa à toutes les grèves cheminotes sur Avignon durant son activité au dépôt.

Militant communiste et syndicaliste CGT, Henri Amarine fut élu délégué régional du personnel de 1945 jusqu’à sa retraite en 1975. Il fut également secrétaire général de la Section technique des sédentaires pour Avignon. Il dit du « Club des cheminots », siège de la CGT, que c’était sa « résidence secondaire ». Il faisait partie de ceux qui le gardèrent en armes en 1961 lors des événements en Algérie et assista alors à un attentat perpétré par l’OAS contre cet établissement.

Il prit sa retraite en 1975, mais continua à participer aux activités de la CGT en venant régulièrement au « Club des cheminots » d’Avignon jusqu’à sa mort.

Henri Amarine s’était marié en février 1940 à Avignon avec Capla Fiorani. Selon ses dernières volontés, ses cendres furent dispersées au monument au mort des cheminots d’Avignon situé devant le dépôt des machines.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article9989, notice AMARINE Henri, Auguste par Estelle François, version mise en ligne le 10 octobre 2008, dernière modification le 19 novembre 2008.

Par Estelle François

SOURCES : Arch. syndicat CGT des cheminots d’Avignon, Club des cheminots. — Notes d’André Simon. — Entretiens avec Henri Amarine en janvier 1999. — Renseignements communiqués par la mairie de Paris (XIIe arr.).

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