BAYARD Benoît

Né le 23 décembre 1874 à Monétay-sur-Loire (Allier), mort le 2 septembre 1940 à Viroflay (Seine-et-Oise), fils aîné d’une famille de métayers bourbonnais, Benoît Bayard travailla chez ses parents dès l’âge de onze ans, puis comme domestique de ferme dans l’Allier. Après son mariage, en 1902, il partit dans la région parisienne et fut successivement employé de maison chez un médecin de Seine-et-Marne (avec son épouse), employé d’une Institution privée d’enseignement de Joinville-le-Pont (Seine), ouvrier d’État à l’administration des Monnaies et Médailles (1907-1937). Il adhéra à la CGT dès 1910, passa à la CGTU en 1922 mais la quitta en 1925 pour créer un syndicat autonome du personnel de la Monnaie. Benoît Bayard s’était affilié au Parti socialiste en 1910. Après un bref passage au Parti communiste (1920-1922), il se désintéressa de l’action politique pour ne reprendre une carte du Parti socialiste qu’en 1935, lors de la montée du Front populaire. Il fit partie de la Ligue des droits de l’Homme de 1922 à 1940.

Benoît Bayard consacra l’essentiel de son activité au mouvement coopératif. Créateur de la cantine coopérative du personnel de la Monnaie en 1910, il en resta l’un des administrateurs jusqu’en 1930. Il mit en place plusieurs organismes de coopération à Viroflay (Seine-et-Oise). Profondément attaché à sa région de naissance, il fonda dès 1906 la société mutualiste parisienne dite « Les enfants du Bourbonnais » et siégea au conseil d’administration jusqu’en 1940.

Il eut un fils, André Bayard, militant socialiste et coopérateur.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article98593, notice BAYARD Benoît , version mise en ligne le 3 novembre 2010, dernière modification le 3 novembre 2010.

SOURCE : Renseignements fournis par le mouvement coopératif.

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