ALEXANDRE Michel, Paul

Par Nicole Racine

Né le 27 mars 1888 à Dieppe (Seine-Inférieure, Seine-Maritime), mort le 14 décembre 1952 à Paris ; professeur de philosophie (1913-1940, 1944-1952) ; pacifiste, ami et fidèle d’Alain dont il publia les Libres Propos (1921-1936) et qu’il représenta au Comité de Vigilance des intellectuels antifascistes (1934-1939).

Michel Alexandre était le fils de Paul Alexandre, ingénieur des Ponts et Chaussées et de Jeanne Lévy, fille du docteur Michel Lévy. Né dans une famille bourgeoise juive, il manifesta très tôt sa révolte contre l’ordre social. Bien qu’atteint dès l’âge de quatre ans de coxalgie et ayant dû rester allongé presque dix ans dans une gouttière selon la thérapeutique de l’époque, il ne se referma pas sur lui-même ; tout enfant il prit conscience de l’injustice sociale et s’en révoltait. Adolescent, il parlait aux mendiants qu’il allait voir rue Mouffetard ou à la Salpêtrière. Des pages de journal écrites en 1925 évoquaient ainsi la découverte que Michel Alexandre fit, tout jeune, des conditions de vie des pauvres, de la condition ouvrière : « Peuple : travail pour autrui, soins du corps négligés, aucun soutien en cas de maladie, aucun délai, aucune réserve ; il faut aller à l’usine, il faut faire ces ménages ; il faut tenir malgré le corps ; si le corps manque, nul ne s’inquiète de vous ; un de moins, anonymat total ; perdus dans la masse : gens de peu, gens de rien, main-d’œuvre, hommes de peine, bonnes à tout faire. Voilà la condition commune, celle que j’ai découverte enfant avec horreur et stupeur ; que j’ai fait serment de ne jamais accepter, de nier, de dénoncer, de toutes mes forces ; et j’ai vécu si souvent en riche, en prodigue de ces forces misérables ! Du moins deviens peuple, mêle-toi à eux, endure, aime le sens commun. ’Supporte’ » (Par la pensée, p. 27).
« Il avait fait un autre choix que celui des pauvres — écrit Jeanne Alexandre —, celui de la pensée ». Les leçons de philosophie de Gustave Belot en 1904 lui furent une révélation. Reçu au baccalauréat en 1904, à seize ans, il décida qu’il serait professeur de philosophie dans un lycée, s’opposant à ses parents qui auraient voulu qu’il préparât le Conseil d’État. Michel Alexandre mit six ans à s’évader des études de droit et à faire céder ses parents ; en 1912 il passait l’agrégation de philosophie, après avoir comme concession à sa famille achevé ses études de droit (il obtint sa licence de droit en 1908) et soutenu une thèse de doctorat. Parallèlement il suivait des cours de l’Ecole libre de sciences politiques._ En juillet 1908, il avait rencontré Alain pour la première fois et cette rencontre détermina sa vie : « J’avais vingt ans quand un jour d’été Chartier se trouva par hasard devant moi. Depuis quarante-quatre ans cette rencontre se poursuit. Devant moi ou me parlant, mais toujours m’ouvrant chemin. Mort aussi bien. Toute assurance ici-bas, toute audace et toute modestie, mais d’abord tout refus, je les ai pris de lui ». Alain l’avait mis en présence de la « vraie pensée » « "Cet homme... Qu’est-ce donc que cet homme-là ? et déjà me répondant : "lui seul maintenant... Et tout à refaire". » (" Hommage à Alain", Nouvelle Revue française, septembre 1952, p. 98 à 102). Alain ne cherchait pas des disciples, mais des amis, des élèves. Entre Alain et Michel Alexandre la confiance a été totale et si Michel Alexandre a, en un certain sens, prêté un serment d’allégeance à Alain, ce fut en toute liberté et toute fraternité.
Michel Alexandre se proclamait socialiste et admirait Jaurès. En 1913, la campagne contre la loi de trois ans lui permit de se mettre au service d’Alain qui l’initia ainsi à l’action pacifiste politique. Cependant, professeur de philosophie à Chaumont depuis 1913, son métier le reprenait tout entier. Lorsque la guerre survint, il fut exempté des obligations militaires comme coxalgique. Il notait dans son journal, le 17 août 1914 : « Après les jours d’exaltation, d’enthousiasme facile, je suis redevenu sombre [...]. Ils crient, ils ne pensent pas, il faut réagir [...] Jaurès. Soudain je retrouve toutes ses pensées. — Coups de fouet, coups de clairon — Barrès — Alsace... Drapeau... Non, non, dit le peuple, paroles, paroles ! Je ne méprise pas. Je n’insulte pas l’adversaire — Voilà la pensée du peuple, sombre et muet ».
À Chaumont où il enseignait au lycée, Michel Alexandre fit fonction d’inspecteur primaire dans le canton de LangresIl était membre actif d’un comité de vigilance à Chaumont qui intervenait auprès des pouvoirs publics dans les questions sociales, de cherté de la vie, l’attribution d’allocations., alors voisine du front. Déchiré par l’horreur de la guerre, ainsi qu’il apparaît dans son journal, mais n’osant pas encore juger la guerre. Alain s’était engagé à l’âge de quarante-six ans ; Michel Alexandre ne comprit pas tout de suite qu’Alain s’était engagé, non pour la guerre, mais contre la guerre. Une lettre d’Alain du 21 juin 1915 lui apportait la certitude que la vérité d’hier restait celle d’aujourd’hui, que la guerre était un crime, qu’il n’y avait pas de guerre juste, pas de responsabilité exclusive de l’Allemagne. Dès maintenant la première des tâches était de rétablir la paix ; tout de suite, Alain donnait des consignes à Michel Alexandre, en premier celle d’entrer en contact avec Marie Salomon et Jeanne Halbwachs au Collège Sévigné : « Toutes ces femmes ont écrit à Romain Rolland. Écrivez vous-mêmes de ma part ». À partir de ce moment, Michel Alexandre n’hésita plus, convaincu par Alain de l’obligation pour les « non-combattants » de l’action en faveur du rétablissement de la paix (c’était ce qu’Alain appelait l’ « exercice du pouvoir d’opinion »).
Michel Alexandre militait à la section socialiste de Chaumont dont il était un des animateurs et à la section de la Ligue des Droits de l’Homme — il en fut élu président le 22 avril 1915 — qui devenaient des centres de la minorité socialiste pacifiste. Il était membre actif d’un comité de vigilance à Chaumont qui intervenait auprès des pouvoirs publics dans les questions sociales, de cherté de la vie, l’attribution d’allocations.En septembre 1915, il entrait en contact avec le groupe des femmes pacifistes, dites de la rue Fondary (Jeanne Halbwachs, Gabrielle Duchêne, Madeleine Rolland, qui avaient fondé la petite section française du Comité international des femmes pour la paix permanente (issu du Congrès international des femmes, réuni à La Haye en avril 1915). Michel Alexandre, reprenant l’idée d’un manifeste pour la paix, chère à Alain, rédigeait la brochure Un devoir urgent pour les femmes (novembre 1915) qui s’inspirait d’une conception de la paix sans annexions ni indemnités. La brochure imprimée à l’Émancipatrice tirée à 10 000 exemplaires, expédiée par la poste principalement à des membres du personnel féminin de l’enseignement et des postes, déclencha le scandale des « femmes de la rue Fondary ». Michel Alexandre fut interrogé lors de l’instruction ouverte par la Justice militaire contre la présidente et la secrétaire du comité.
Michel Alexandre était entré en relations avec les syndicalistes pacifistes de La Vie ouvrière, Alphonse Merrheim, Alfred Rosmer, Pierre Monatte, Marcel Martinet et participa à la fin décembre 1915 à la fondation de la "Société d’études documentaires et critiques sur la guerre", avec Charles Gide, Georges Demartial ; le but de la Société était d’examiner les origines et les conséquences de la guerre de 1914, en luttant contre le dogme de la responsabilité unique de l’Allemagne et la conception de la guerre du Droit. Il devint membre de la Société en même temps que Jeanne Halbwachs et participa activement à la préparation des séances. Il y fit quelques conférences en 1916. Parmi les actions pacifistes entreprises par Michel Alexandre à ce moment, il faut citer son intervention au congrès de la Ligue des Droits de l’Homme (1er et 2 novembre 1916) ; au nom de la section de la Ligue des Droits de l’Homme de Chaumont, Michel Alexandre présenta une motion qui se prononçait pour un arbitrage entre les gouvernements alliés. Cette motion signée par Séverine, Oscar Bloch, Louis Guétant, Alphonse Merrheim, Mathias Morhardt*, devint la motion de la minorité (voir En souvenir de M. Alexandre, p. 441-450).
Après leur mariage à l’été 1916, Jeanne Alexandre (voir Jeanne Halbwachs) et Michel Alexandre, nommés professeurs de philosophie au Puy, continuèrent à militer avec la minorité du Parti socialiste. Michel Alexandre rédigea une pétition qui commençait par ces mots : « En présence des ouvertures de paix faites officiellement par les Empires centraux... » et qui circula dans les milieux enseignants. Cela valut à Michel Alexandre d’être qualifié de « pacifiste des plus dangereux » dans un rapport de police, au début de 1917. Cette même année cependant, Jeanne et Michel Alexandre quittèrent la minorité du Parti socialiste qu’ils trouvaient trop timide sur un plan pacifiste ; à partir de cette date, ils n’appartinrent plus à un parti politique, suivant en cela Alain qui pensait que l’individu agit plus efficacement en faveur de la justice, seul, qu’en groupe.
En 1918, Michel Alexandre refusa de collaborer à La Plèbe, lancée par Marcel Martinet et des syndicalistes, parce que leurs objectifs révolutionnaires ne lui semblaient pas définis avec assez de clarté. Plus généralement, Michel Alexandre qui avait une grande admiration pour des gens comme Pierre Monatte, se tint en dehors de tout engagement syndical. Après deux ans d’enseignement à Lons-le-Saunier de 1917 à 1919, Jeanne et Michel Alexandre furent nommés à Nîmes où ils restèrent jusqu’en 1925. Il était jugé par l’inspecteur général comme un « professeur remarquable ».
En janvier 1921, Michel Alexandre proposa à Alain qui cherchait une tribune, de reprendre les Propos d’avant-guerre dans une publication hebdomadaire. Ainsi commença le 9 avril 1921 la publication des Libres Propos, nés pour permettre à Alain de réaliser le serment qu’il avait fait durant la guerre : lutter pour que la guerre ne revienne plus. Les Libres Propos (Journal d’Alain) furent imprimés à Nîmes par les soins de Claude Gignoux*, à l’Imprimerie coopérative "La Laborieuse". Cl. Gignoux, très lié avec Charles Gide, devint un grand ami des Alexandre (voir l’article que lui consacra Michel Alexandre dans le numéro de L’Émancipation de mai 1931). Alain avait exigé que chaque numéro comprenne, outre son Propos, des textes de ses amis. L’aventure des Libres Propos s’étendit sur quinze années avec quelques interruptions. Malgré une santé défaillante, Michel Alexandre soutint cette entreprise de toutes ses forces. Lorsque la publication dut être suspendue le 15 octobre 1924, les propos d’Alain trouvèrent accueil dans la revue des coopérateurs du Gard, L’Émancipation, en union profonde avec Charles Gide (M. Alexandre avait une grande admiration pour Ch. Gide — voir l’article qu’il publia après sa mort dans Europe, en février 1932). En 1925, Michel Alexandre composait avec des « Propos » parus de 1906 à 1914, puis de 1921 à 1924, une sorte de manuel du « radicalisme » qui parut chez Gallimard, aux « Documents bleus », sous le titre Éléments d’une doctrine radicale. Le 20 mars 1927 paraissait, avec sept propos et des annexes, le premier numéro des Libres Propos. Nouvelle série, qui s’ouvrait sous le signe de la lutte contre la loi Paul-Boncour ; en septembre 1927 la « Lettre du syndiqué » de Lucien Cancouët* commençait à paraître dans les annexes.
En octobre 1925, il fut nommé à Paris avec, au début, un service incomplet aux lycées Victor Duruy, Louis le Grand et, à partir de 1928, à Janson de Sailly (classes de préparation à l’école militaire de Saint-Cyr et à l’Institut agronomique). Il enseigna par la suite au lycée Henri IV puis il fut nommé en 1931 au lycée de jeunes filles de Versailles à la tête des classes de première supérieure et de préparation à l’Ecole normale supérieure de Sèvres. Ils habitaient à Saint-Cloud à partir de 1937.En octobre 1927,
Michel et Jeanne Alexandre revenus à Paris, pouvaient ainsi voir régulièrement Alain. Autour des Libres Propos une équipe se constituait, avec Jean Laubier, Georges Canguilhem*, Simone Weil*, Pierre Bost, élèves d’Alain. Les Libres Propos luttaient pour le désarmement, contre la mobilisation des consciences (1927-1929 affaire de la préparation militaire des Normaliens, 1928, affaire Demartial).
Les événements du 6 février 1934 décidèrent Alain comme Michel Alexandre à se lancer dans l’action politique. Michel Alexandre participait à la constitution du Comité de Vigilance des intellectuels antifascistes, présidé par Alain, Paul Langevin* et Paul Rivet*. "
Alain a marché à fond, pour la première fois depuis la guerre" — écrit-il à Marcel Martinet — Alain, qui commençait à souffrir des maux qui allaient l’immobiliser quelques années plus tard, ne pouvant assister aux réunions du Comité, y avait délégué Michel Alexandre pour le représenter. Avec Léon Émery*, M. Alexandre incarna bientôt la tendance la plus pacifiste du CVIA, qu’on va appeler « pacifiste intégrale » et qui va jouer un rôle de plus en plus grand. Fidèle aux conceptions de la paix fondées sur le désarmement et la révision des traités, il était partisan d’une négociation avec l’Allemagne sur la base d’une pleine égalité de droits. Il était violemment opposé à une conception de l’antifascisme « extérieur » qu’il qualifiait de « belliqueuse ». Il définissait ainsi sa conception de l’antifascisme : « L’antifascisme signifie pour nous, non pas un enrôlement sous une bannière avec obligation de lutter contre ceux d’en face, mais la défense de l’esprit public contre la crédulité, contre la contagion des mœurs et des procédés totalitaires, d’où qu’elle vienne » (Vigilance, 20 avril 1938).
Michel Alexandre défendit également les thèses pacifistes à la Ligue des Droits de l’Homme à la minorité de laquelle il appartenait. (En 1934, il avait porté devant la Ligue l’affaire des employés municipaux de Lyon licenciés ou rétrogradés par Herriot pour avoir refusé de participer à des manœuvres de défense passive. Voir, Du cas Herriot à la réforme de la Ligue). Michel Alexandre s’opposait à la majorité de la Ligue des Droits de l’Homme dans l’appréciation qu’il portait sur l’URSS ; il avait flétri les procès de Moscou et était très critique vis-à-vis du communisme qu’il condamnait aussi bien que le nazisme. Michel Alexandre avait accepté de s’associer avec les Feuilles libres de la Quinzaine, fondées à Lyon par Léon Émery (les Feuilles libres prirent la suite de la publication des Propos d’Alain après que les Libres Propos eurent cessé de paraître en septembre 1935).
En septembre 1938, Michel Alexandre, convaincu avec Léon Emery que la résistance intellectuelle et morale à la guerre est le fondement de l’antifascisme, engagea le CVIA dans la voie de la résistance à la guerre. Michel Alexandre milita au Centre syndical d’action contre la guerre (qu’il avait contribué à créer en juin 1938) qui avait lancé le 12 septembre l’appel « Arrière les canons ! ». Il signa la pétition lancée le 27 septembre par le Syndicat national des instituteurs et le Syndicat national des postiers, « Nous ne voulons pas la guerre ». En janvier 1939, il faisait paraître un numéro spécial d’Informations édité par le CVIA sur « L’Information par la presse en septembre 1938 » dans lequel il tentait de démonter le « système quotidien de falsification et d’hébétement ».
En septembre 1939, Michel et Jeanne Alexandre se trouvèrent impliqués dans l’affaire du tract « Paix immédiate », rédigé par Louis Lecoin* ; Michel et Jeanne Alexandre étaient absents de Paris au moment du lancement du tract, et leurs signatures avaient été apposées sans qu’ils aient été consultés. À leur retour à Paris, ils furent perquisitionnés à Saint-Cloud et convoqués devant le juge. À la rentrée scolaire, Michel Alexandre suivit la classe de khâgne de Louis-le-Grand à Clermont-Ferrand où elle avait été repliée et y enseigna jusqu’à l’armistice. À l’automne 1940 il revint, malgré les conseils de prudence de son entourage, de Clermont à Paris, afin de reprendre son poste à Henri-IV et de retrouver Alain resté au Vésinet. Il se vit bientôt interdit d’enseigner pour raisons raciales, à partir du 18 décembre 1940. Le 26 juin 1941, Michel Alexandre était arrêté par la Gestapo et interné au camp de Royal-Lieu, près de Compiègne. . Il fut libéré au bout d’un mois grâce au dévouement acharné de quelques amis et aux démarches de dirigeants politiques (Brinon, Laval, de Monzie, Marquet, Déat). Ses amis le décidèrent alors à gagner la zone libre. Réfugié à Limoges à partir de janvier 1942, réintégré dans l’enseignement pour « réparer une iniquité du gouvernement de Vichy » selon le proviseur, il enseigna la philosophie au lycée Gay-Lussac de Limoges d’octobre 1944 à octobre 1946. Il revint à Paris comme professeur d’hypokhâgne aux lycées Louis-le-Grand et Fénelon. Depuis la guerre, il s’était tenu à l’écart de la politique. Il fut du petit cercle d’amis à qui Alain avait confié le soin de son œuvre. L’originalité de Michel Alexandre fut d’être avant tout un professeur de philosophie ; la philosophie était sa vocation. « Très vite il a borné son ambition à faire découvrir à ses élèves qu’ils étaient pensants. À la philosophie il assignait ce rôle, modeste pour elle en apparence, ambitieux pour les hommes. S’il aimait à ce point son métier, si jamais il ne l’a pas pensé comme temps perdu pour la réflexion, c’est qu’il y voyait, sincèrement, le moyen le plus sûr de philosopher » (En souvenir de Michel Alexandre, p. VI). Ses élèves, après sa mort, en décembre 1952, rassemblèrent les cours qui le font revivre, En souvenir de Michel Alexandre (1959), Lecture de Kant (1961), Lecture de Platon (1968).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article9843, notice ALEXANDRE Michel, Paul par Nicole Racine, version mise en ligne le 10 octobre 2008, dernière modification le 2 novembre 2017.

Par Nicole Racine

ŒUVRE CHOISIE : On se reportera avant tout au recueil En souvenir de Michel Alexandre, leçons, textes, lettres [Publiés par Jeanne Alexandre. Lettres d’Alain. Notice nécrologique, par Emmanuel Peillet. Lettre de Gérard Granel], Paris, Mercure de France, 1956, XXVI-559 p. (nouvelle édition 1959). Par la pensée, Lyon, Audin, 1973, 161 p.
Les textes d’auteurs choisis par Michel Alexandre comme les textes de Michel Alexandre rassemblés par ses amis et élèves ont été émis par ordre chronologique : Alain, Éléments d’une doctrine radicale [Avertissement par Jeanne et Michel Alexandre], Gallimard, 1925, 316 p. — Alexandre Michel et Émery Léon, Du cas Herriot à la réforme de la Ligue, Lyon, Éditions de "La Flèche" 1934, 39 p. — Jules Lagneau, Célèbres leçons et Fragments [Publié par Michel Alexandre. Index des Écrits par Emmanuel Peillet. Index des Leçons par Alain et Léon Letellier], PUF, 1950, VII-324 p. — Alain, Politique [Textes choisis et présentés par Michel Alexandre [PUF, 1952, XI-336 p. — Descartes, Lettres. Textes choisis par Michel Alexandre, PUF, 1954, XII-226 p. — Lecture de Kant, Textes rassemblés et annotés par Gérard Granel, PUF, 1961. — Lecture de Platon, Bordas-Mouton, 1968, 358 p.

SOURCES : Arch. Nat. F7/13086, F7/13371, F7/13372. — « Hommage à Alain », Nouvelle Revue Française, septembre 1952. — En souvenir de Michel Alexandre, op. cit. — Jeanne et Michel Alexandre, « Esquisse d’une histoire des Libres Propos (Journal d’Alain) », Bulletin de l’Association des Amis d’Alain, n° 25, décembre 1967. — Papiers de Michel Alexandre remis à la Bibliothèque municipale de Chaumont par M. Paul Évrard. — Entretiens avec Jeanne Alexandre au cours de l’année 1978. — Manuscrit rédigé par Jeanne Alexandre. — Nicole Racine, « Le Comité de vigilance des intellectuels antifascistes », La France sous le gouvernement Daladier d’avril 1938 à septembre 1939, colloque de la FNSP (4-6 décembre 1975) ; « Antifascistes et pacifistes : le Comité de vigilance des intellectuels antifascistes », Des années trente : groupes et ruptures, CNRS, 1985. — François Walter, « Témoignage sur le CVIA », Des années trente : groupes et ruptures, CNRS, 1985.— Notes de Jacques Girault.

ICONOGRAPHIE : En souvenir de Michel Alexandre, op. cit.

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