ALBOUY Micheline, Jeanne

Par Claude Pennetier

Née le 31 octobre 1927 à Langeac (Haute-Loire), morte le 24 janvier 2017 ; employée des PTT à Paris ; membre du bureau national de l’UJFF ; militante communiste de Paris et de l’Hérault ; syndicaliste CGT.

Micheline Albouy
Micheline Albouy

Sa famille venait d’Alès (Gard). Sa mère, sans profession, était originaire du Gard. Son père, Jean-Baptiste Albouy, un cheminot (PLM) communiste résistant, originaire de Lozère, fut domicilié à partir de 1942 à Sembadel-Gare, Micheline Albouy se souvient avoir mis en émoi son cours complémentaire de La Chaise-Dieu (Haute-Loire) en écrivant à la craie sur le mur du cloître, le 2 février 1943, « Vive Stalingrad ». Titulaire du brevet élémentaire, elle tenta sans succès le concours de l’École normale et réussit celui des PTT.

Militant des Jeunesses communistes dès le premier trimestre 1944, elle adhéra au Parti communiste en 1945. Dès son arrivée à Paris, en juillet 1948, pour travailler au service des chèques postaux, elle se rendit rue Humblot pour prendre contact avec les jeunes communistes et à la CGT. Elle fut immédiatement associée au bureau national de l’Union des jeunes filles de France (UJFF).

Elle suivit une école centrale d’un mois et fut membre du comité fédéral de Paris en 1961 et 1962 ; son nom disparut au congrès fédéral de septembre 1962. Elle siégea à la commission exécutive de l’Union des syndicats CGT de la région parisienne en 1950, sans poursuivre dans cette voie. Mariée en 1955 avec un militant actif, André Moroni*, elle divorça en 1964 et, déçue par l’attitude de dirigeants du parti lors de ses problèmes de couple, elle changea de vie, concentrant son énergie sur l’éducation de sa fille et quittant les chèques postaux pour un bureau de poste. Elle n’en fut pas moins militante, mais sans responsabilités.

Lorsqu’elle partit à Montpellier en 1968, pour travailler au bureau de la préfecture, elle entra au comité fédéral communiste de l’Hérault. Elle se remaria avec Louis Costal en septembre 1969, puis divorça en 1972. À la retraite, elle se retira à Alès, dans la maison familiale.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article9817, notice ALBOUY Micheline, Jeanne par Claude Pennetier, version mise en ligne le 10 octobre 2008, dernière modification le 3 décembre 2018.

Par Claude Pennetier

Micheline Albouy
Micheline Albouy

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Comptes rendus des congrès. — Notes de Slava Liszek et Claude Pennetier. — Entretien téléphonique avec Claude Pennetier, 8 novembre 2009. — État civil de Langeac.

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