Acquis aux idées libertaires dès son adolescence, Georges Barbier faisait partie au lendemain de la guerre de 1914-1918 du très actif groupe anarchiste d’Amiens (Somme) et collaborait au journal Germinal. Comme son ami Barbet, Georges Barbier fut enthousiasmé par la Révolution russe et, avec ce dernier, il rejoignit les rangs du Parti communiste dès le début de l’année 1921. Cette même année, il parvint à se faire élire au poste de secrétaire du syndicat des Métaux d’Amiens qu’il entraîna en 1922 dans l’adhésion à la CGTU. D’autre part, il conquit le poste de secrétaire adjoint de la Bourse du Travail d’Amiens en novembre 1921. En 1922, Barbier figurait parmi les signataires d’une déclaration « Renouvellement syndical pour l’unité révolutionnaire » en faveur de l’Internationale communiste, parue dans le Bulletin communiste. Il refusa d’accepter toute responsabilité au sein du PC mais dirigea le syndicat CGTU des représentants de commerce d’Amiens après avoir abandonné la direction du syndicat des Métaux. Il conserva ce poste après la réunification de 1935 (voir Sta*, Beaurain Louis*).

SOURCES : Arch. Nat. F7/13621 et F7/13020, dont rapport du 23 décembre 1921. — Arch. Dép. Somme, Z 317 (Le Cri du Peuple, 20 mars 1921). — Bulletin communiste, 9 novembre 1922. — Renseignements fournis par Henri Lenglet.

Yves Le Maner

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