KNOCKAERT Joseph, Louis, Marie

Par Yves Le Maner, Jean-Luc Pinol et Justinien Raymond

Né le 11 février 1886 à Tourcoing (Nord), mort le 14 novembre 1963 à Mouvaux (Nord) ; technicien dans l’industrie textile puis voyageur de commerce ; syndicaliste ; militant socialiste de la Seine-et-Oise et de la Seine avant la scission de Tours.

Fils d’un tisserand originaire de Belgique, Joseph Knockaert, ancien représentant de commerce, travailla, pendant la Première Guerre mondiale, dans la métallurgie à Corbeil (Seine-et-Oise) aux établissements Decauville. C’est lui qui redonna vie à la section socialiste locale en 1918 et qui recréa le syndicat des métallurgistes dont il assura le secrétariat. Il se présenta aux élections législatives du 16 novembre 1919 et figura au dernier rang de la liste des douze candidats socialistes en Seine-et-Oise, liste qui ne compta aucun élu avec une moyenne de 37 422 voix. Il en obtint 36 109. Il fut élu, le mois suivant, conseiller d’arrondissement de Corbeil.

La Fédération socialiste de Seine-et-Oise le délégua au congrès national de Strasbourg (février 1920) à l’issue duquel il devint membre suppléant de la CAP (commission administrative permanente) du Parti socialiste. Il vint ensuite à Paris et adhéra à la 8e section socialiste. Mais, c’est au sein de la délégation de Seine-et-Oise qu’il participa au congrès de Tours (décembre 1920). Il avait signé la motion Cachin*-Frossard* et, après la scission, il rejoignit le Parti communiste.

Knockaert représenta le syndicat de Corbeil (Seine-et-Oise) au IVe congrès de la Fédération des Métaux, à Lyon, en 1919 et y déclara : « Il n’y aura plus ni majoritaires ni minoritaires. Il n’y aura plus que la Fédération des Métaux, unie, disciplinée, pour marcher résolument vers la révolution sociale. » Il souhaitait que la Fédération se prononçât contre le Bureau confédéral, mais il vota le rapport moral. Il présenta, lors du Ve congrès fédéral, les candidatures de Quinton, Berrar, Ferré et Argence, au secrétariat fédéral, qui ne furent pas élus.

Dans le courant de l’année 1921, Joseph Knockaert regagna sa ville natale où il avait trouvé un emploi de voyageur de commerce et prit immédiatement part au débat engagé sur le problème du Front unique. Dans Le Prolétaire du 26 août 1922, il écrivait notamment : « Le peuple ne comprend rien à nos luttes de tendance (...) il y a impérieuse nécessité à unir les travailleurs pour triompher dans les luttes. »

En novembre 1923, il assista au IIe congrès national de la CGTU qui eut lieu à Bourges.

Vraisemblablement frère de Jean-Baptiste Knockaert, il s’était marié, à Tourcoing, en février 1909 et, à Roubaix, en octobre 1913, mai 1933 et juin 1960.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article97417, notice KNOCKAERT Joseph, Louis, Marie par Yves Le Maner, Jean-Luc Pinol et Justinien Raymond, version mise en ligne le 2 novembre 2010, dernière modification le 2 novembre 2010.

Par Yves Le Maner, Jean-Luc Pinol et Justinien Raymond

SOURCES : Arch. Nat. F7/12992, F7/13610, F7/13620, F7/13586. — Arch. Dép. Seine-et-Oise, 4 M. — M. Cointepas, Mémoire de Maîtrise, Paris I, 1975, op. cit. — Compte rendu sténographique des congrès socialistes de Strasbourg et de Tours. — Hubert-Rouger, Les Fédérations socialistes, t. III, p. 258. — G. Lachapelle, Les élections législatives de 1919, op. cit. — Comptes rendus des IVe et Ve congrès de la Fédération des Métaux, 1919 et 1921. — Le Congrès de Tours, édition critique, op. cit. — Jacques Varin, Corbeil-Essonnes, Aux rendez-vous de l’histoire, Messidor, 1986. — État civil de Tourcoing.

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