AGRAIN Jacques, Robert

Par Guy Herbreteau

Né le 25 mai 1937 à Albi (Tarn) ; cheminot, facteur aux écritures puis sous-chef de bureau ; syndicaliste CGT et militant communiste de Paris, de Haute-Garonne puis du Tarn, secrétaire fédéral communiste de Haute-Garonne (1972-1975) ; maire de Saint-Sulpice-sur-Lèze (Tarn) (1985-2001), vice-président du conseil régional Midi-Pyrénées (1979-1986).

Fils d’une ouvrière à l’usine Rigaud à Saint-Sulpice-la-Pointe (Tarn) qui fut déléguée CGT, Jacques Agrain entra au chemin de fer en octobre 1957 au service Exploitation à Trappes (Seine-et-Oise, Yvelines), puis fut successivement muté à Paris-Austerlitz, Région Sud-Ouest de la SNCF, puis à Toulouse (Haute-Garonne). Son choix pour la SNCF avait été largement influencé par Albert Saleich, cheminot révoqué en 1920, réintégré en 1936, à nouveau révoqué en 1940, qui était un des responsables du PCF à Saint-Sulpice-la-Pointe dans les années 1950, mais aussi par Gilbert Julis, qui y était également cheminot à la même période. Il commença sa carrière comme facteur aux écritures et la termina comme sous-chef de bureau.

La guerre d’Algérie le conduisit à se syndiquer à la CGT en 1958. Au syndicat CGT de Paris-Sud-Ouest il fut, de 1958 à 1960, responsable de la commission jeunes. Ensuite il fut, jusqu’en 1971, délégué au comité mixte d’établissement, délégué de la catégorie 10 et délégué du comité d’arrondissement du travail.

Ayant adhéré au Parti communiste en 1960, il fit l’école d’un mois et resta au Parti jusqu’en 1989, exerçant des responsabilités départementales : secrétaire de la section des cheminots de Toulouse de 1965 à 1968 au moins, membre du comité fédéral, du bureau fédéral de 1968 à 1981, secrétaire de la fédération de Haute-Garonne de 1972 à 1975.

En 1971, il fut candidat aux élections municipales à Toulouse, en 1973, 1978 et 1981 candidat du PCF pour les élections législatives dans la 5e circonscription. En 1980, il fut tête de liste lors des élections sénatoriales. Élu aux municipales de 1977, il devint adjoint au maire de Saint-Sulpice-sur-Lèze (Tarn), puis maire de 1984 à 2001. Il était également, de 1979 à 1986, vice-président du conseil régional Midi-Pyrénées. En 1998, il se présenta comme candidat indépendant à l’élection sénatoriale.

Au niveau associatif, il milita, entre autre, au Secours populaire, et à l’association Tremplins pour l’emploi (insertion par l’économie) dont il fut le président.

Interrogé en 2001, Jacques Agrain estime que, abstraction faite de l’événement marquant de mai 1968, au-delà de l’expérience acquise au quotidien, l’important c’est d’avoir eu la chance d’être un militant. Il considère que, comme beaucoup de militants de sa génération qui avaient appris à s’incliner devant « la pensée collective », il a dû trouver la manière de garder bien en vue les objectifs communs sans rien renier de sa propre indépendance de pensée. Il juge cette expérience douloureuse mais très enrichissante.

Marié à Saint-Sulpice (Tarn) en février 1959 avec Michèle Souques, puis séparé, Jacques Agrain est père d’un fils et de deux filles. Son fils et sa fille cadette sont cheminots.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article9728, notice AGRAIN Jacques, Robert par Guy Herbreteau, version mise en ligne le 10 octobre 2008, dernière modification le 23 juillet 2009.

Par Guy Herbreteau

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Renseignements communiqués par Jacques Agrain. — État civil d’Albi.

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