ACKERMANN André, Nicolas

Par Pierre Vincent

Né le 14 mars 1922 à Nancy (Meurthe-et-Moselle), mort le 1er février 1995 à Mougins (Alpes-Maritimes) ; cadre SNCF ; résistant déporté ; président général de l’Association nationale des cheminots anciens combattants (ANCAC) de 1965 à 1977.

Élevé dans une famille alsacienne patriote, André Ackermann était le fils d’un boucher, engagé volontaire dans l’armée française en 1914. Domicilié à Rothau (Bas-Rhin), il quitta la ville le 15 février 1941 pour ne pas être incorporé dans la Wehrmacht.
André Ackermann rejoignit la zone libre, mais ne put s’engager, comme il l’aurait souhaité dans la France libre. Il fut incorporé dans les Chantiers de jeunesse du 5 novembre 1941 au 12 juin 1942. Puis il participa aux activités d’un groupe de sabotage dépendant de Résistance-Fer, du 16 juillet 1942 au 31 décembre 1942.

Recherché par la Gestapo, il entra au maquis du Lubéron (Basses-Alpes). Fait prisonnier le 15 avril 1943, il fut interné, puis déporté au camp de Fossano dans le Piémont. Avec six camarades, il réussit à s’évader le 11 novembre 1943. Grâce à des complicités italiennes, il put rejoindre la France. Il devint alors chef de compagnie des maquis Gard-Lozère et organisa de nombreuses opérations de sabotage. À la tête de son unité, comme lieutenant des Forces françaises de l’intérieur (FFI), il participa à la libération des villes d’Alès (Gard), Nîmes (Gard) et Lyon (Rhône), où il fut blessé. Il rejoignit ensuite la colonne Fabien jusqu’au passage du Rhin.

De retour à la vie civile et à l’activité professionnelle, il poursuivit son engagement syndical dans la CGT. Il terminera son activité à la SNCF comme inspecteur honoraire le 15 mars 1977.

Dès 1945, il adhéra et milita à l’Association nationale des cheminots anciens combattants (ANCAC). Il devint membre de son conseil national en 1957, de son bureau national en 1959 et en 1961 prit la charge de secrétaire général. De 1965 à 1977, il fut président général de l’ANCAC. Son autorité morale, jointe à son esprit d’ouverture, furent de précieux atouts pour renforcer l’organisation et l’ouvrir sur le monde extérieur.

Officier de la Légion d’honneur, décoré de la croix de guerre avec palme, André Ackermann était également titulaire de nombreuses décorations étrangères.

Marié en juillet 1945 à Bollène (Vaucluse) avec Marie Souliers, divorcé, André Ackermann se remaria en décembre 1959 à Paris (XIe arr.) avec Blandine Barbier. André Ackermann était père d’une fille, Sylvie. En 2001, son épouse publia un ouvrage posthume de son mari intitulé Mes Amelhens. Terre d’espérance, suite de récits vécus dans la France occupée.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article9663, notice ACKERMANN André, Nicolas par Pierre Vincent, version mise en ligne le 10 octobre 2008, dernière modification le 10 février 2018.

Par Pierre Vincent

ŒUVRE : Mes Amelhens. Terre d’espérance (diffusé par l’ANCAC).

SOURCES : Arch. Fédération CGT des cheminots. — L’Appel au cheminot ancien combattant, journal de l’ANCAC. — État civil.

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