GUIBOUD-RIBAUD Pierre, Édouard, André, Hassan

Par Rachel Mazuy, Gilles Morin

Né le 12 janvier 1903 à Versailles (Seine-et-Oise) ; avocat ; militant socialiste puis communiste de la Seine.

Marié à Pegguy Malvidson, née le 23 octobre 1900 à Zurich (Suisse), Pierre Guiboud-Ribaud effectua son service militaire en 1924-1925 au 30e escadron du train des équipages dans l’armée du Rhin. Licencié en Droit, il s’inscrivit comme avocat au barreau de Paris

Militant du Parti socialiste SFIO, Pierre Guiboud-Ribaud participa à la délégation au Xe anniversaire de la Révolution bolchevique. Il fut exclu à son retour de Russie en février 1928. Il participa à plusieurs réunions publiques dans l’Indre et la Nièvre pour faire un compte rendu de son voyage. Les Éditions sociales internationales (liées au Parti communiste) publièrent la même année, son étude intitulée Où va la Russie ? (167 p.), préfacée par Henri Barbusse. Il adhéra au Parti communiste et était membre du comité de direction des Amis de l’URSS. En mai 1928, il a fait partie d’une délégation du Secours rouge international qui devait se rendre au procès de communistes italiens et y recueillir de la documentation.

Il participa encore en 1928 à des manifestations du Secours rouge international, comme celle du 18 février 1928.

Il essaya sans succès d’obtenir la traduction en russe de son récit de voyage en novembre 1928 (Garf, f. 5283, op. 7, d. 11, l. 153).

À quel moment Guiboud-Ribaud quitta-t-il le parti communiste ? Peut-être au début 1929 suite au refus de publier en russe son récit de voyage.

Guiboud-Ribaud se lança à la fois dans les affaires et la presse. 

Il fut impliqué dans l’affaire Stavisky dont il a été conseiller et le plus jeune avocat. Il collabora comme journaliste à La Volonté, dont ce dernier fut bailleur de fonds. Il fut détenu à la prison de la Santé du 3 mars 1934 au début 1935 et comparut devant la commission d’enquête. Furent mises en cause ses honoraires élevés et le fait qu’il aurait obtenu un poste de conseiller auprès de Georges Bonnet au ministère des Finances. Il fut radié du barreau de Paris.

Guiboud-Ribaud a tenu à partir de 1936 au cabinet d’affaires au 102 rue de la Boétie. Il fut ensuite directeur administratif du Méphisto, publication satirique. En octobre 1937, il devint secrétaire général du Journal des fonctionnaires qui devenait généraliste. Durant l’Occupation il se serait réfugié à Vichy avec sa famille.

En 1954, il était vice-président du bureau de vérification de la publicité et directeur commercial de la maison Tho-Raida (produit de beauté).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article94028, notice GUIBOUD-RIBAUD Pierre, Édouard, André, Hassan par Rachel Mazuy, Gilles Morin, version mise en ligne le 2 novembre 2010, dernière modification le 10 juin 2013.

Par Rachel Mazuy, Gilles Morin

SOURCES : Arch. PPo, BA 1781 et 77W1265. — L’Émancipateur (journal communiste de la Région du Centre), 5 février 1928. — Jean-Louis Panné, Brochures communistes, 1917-1939, Institut d’histoire sociale, 1982, p. 25. — Rachel Mazuy, Croire plutôt que voir ? Voyages en Russie soviétique (1919-1939), Odile Jacob, 2002. — Sophie Cœuré, Rachel Mazuy, Cousu de fil rouge. Voyages des intellectuels français en Union soviétique, CNRS éditions, 2012, Document 137, publication intégrale de sa lettre du 8 novembre 1928 au VOKS, p. 308.

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