AMIC

Par Jacques Girault

La famille Amic a joué un rôle important dans le socialisme à Saint-Cyr (Var).

Amic Joseph, Honoré, Marie, né à Besse (Var), le 1er juillet 1884, fils d’un cultivateur propriétaire, républicaine et socialiste, reçut tous les sacrements catholiques et obtint le Certificat d’études à Tourves (Var) où il avait passé sa jeunesse. Après son service militaire dans l’infanterie à Toulon, il entra à la compagnie des chemins de fer du PLM et fut employé successivement à Aubagne, à Toulon, à Marseille, à La Seyne et à Saint-Cyr où il se maria en avril 1920 et se fixa après la guerre qu’il avait passée mobilisé sur place. Syndiqué à la CGT, il militait à la Ligue des droits de l’Homme et, représentant de Saint-Cyr, siégea au bureau du congrès fédéral en février 1923. Socialiste SFIO, candidat sur la liste « des groupements républicains et socialistes unis pour le progrès local » aux élections municipales, il obtint, le 5 mai 1929, 275 voix sur 671 inscrits. Il resta à la SFIO après la scission de 1933. En avril 1945, élu conseiller municipal socialiste SFIO, il devint premier adjoint et remplaçait souvent le maire qui habitait à Paris. Amic mourut en cours de mandat, à Saint-Cyr, le 12 janvier 1946.

Son fils unique, Amic Auguste, né à Saint-Cyr, le 11 septembre 1921, marié à Saint-Étienne (Loire), en octobre 1954, père de deux enfants, licencié en Droit, était conseiller juridique. Membre de la SFIO depuis 1945, il devint conseiller municipal en octobre 1947, le resta jusqu’en 1977 ; en mars 1971, il fut élu maire de la commune. Secrétaire adjoint de la Fédération socialiste SFIO du Var de 1959 à 1969, sénateur suppléant en octobre 1968, il devint sénateur à la mort de Le Bellegou*, le 5 décembre 1972. Au Sénat, il faisait partie de la Commission des Finances et fut rapporteur du budget des Services financiers et du commerce extérieur. Président du Conseil du rivage méditerranéen et membre du bureau du Conservatoire du littoral et des rivages lacustres, conseiller régional jusqu’en septembre 1977, rapporteur général adjoint du budget, il était chargé de la section des crédits d’investissement et fut l’auteur du rapport sur l’orientation générale de la Région Provence-Alpes-Méditerranée. Il fut élu en mars 1976 conseiller général du canton du Beausset.

Pour les élections municipales de 1977, Amic ne put arriver à un accord avec le Parti communiste ; il conduisit une liste composée de socialistes et de divers républicains. Elle obtint douze élus, mais il ne figurait pas parmi ceux-ci. La liste « Pour le changement » où figuraient communistes et divers modérés eut onze élus dont aucun communiste.

Pour les élections sénatoriales, Amic fut écarté de la liste socialiste. Nous reprendrons ses explications : à la suite de son échec municipal « ... compte tenu de mon peu d’enthousiasme pour le Programme commun, j’ai été l’objet d’une attaque en règle de la part du CERES et totalement abandonné par la direction de la Fédération du Var qui a négocié mon élimination. C’est pour protester contre ces manoeuvres que j’ai quitté le Parti et me suis présenté en candidat isolé aux Sénatoriales, sans espoir de succès ». Le 26 septembre 1977, il obtint 257 voix sur 1 170 inscrits et en réunissait 333 au deuxième tour. Le Monde le classait comme « divers gauches »

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article90651, notice AMIC par Jacques Girault, version mise en ligne le 2 novembre 2010, dernière modification le 2 novembre 2010.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Dép. Var : 3 Z 2.12. — Arch. Com. Saint-Cyr. — Presse locale. — Renseignements fournis par Monsieur Auguste Amic.

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