JOLY Marius, Fidèle

Par Antoine Olivesi

Né le 23 avril 1880 à Trets (Bouches-du-Rhône), mort le 5 janvier 1955 à Trets ; mineur ; syndicaliste et militant socialiste ; maire et conseiller général de Trets.

Fils de mineur, descendu lui-même très jeune à la mine, dans le bassin de lignite de Roquevaire, voisin de Trets, Marius Joly était également agriculteur, comme beaucoup de mineurs de cette région des Bouches-du-Rhône. Il appartenait, en 1913, à la Fédération des mineurs de France et il participa, la même année, au congrès constitutif de l’UD-CGT à Marseille à la suite duquel adhérèrent les mineurs des Bouches-du-Rhône. Tous les rapports le concernant le définissent, à différentes époques, comme un militant « dont l’influence est considérable » ; « franc, loyal, estimé, véritable homme de la terre, témoignant d’une grande sincérité politique, d’une belle et simple conscience civique, consacrant depuis longtemps son expérience et son activité aux questions intéressant les hommes de la mine et la terre, très apprécié par ses collègues et l’administration » ; « ardent syndicaliste, administrateur avisé, estimé de ses adversaires, homme de cœur » (Le Provençal du 6 janvier 1955).

Marius Joly fut élu conseiller municipal de Trets, sur la liste SFIO en 1919, réélu en 1925, et en 1929, année où il devint maire de cette localité, mandat qu’il conserva en 1935, avec vingt et un conseillers socialistes. Ses adjoints étaient alors Marius Savournin et Henri Tardivet, industriels, ainsi que Élie Lombard, cultivateur.

Il fut élu conseiller général du canton de Trets en octobre 1928, contre Auguste Baret, avec 1 101 voix contre 663 et réélu en octobre 1934, avec 1 133 suffrages sur 2 214 électeurs inscrits, dès le premier tour. Il fut plusieurs fois vice-président du conseil général.

Au cours de l’année 1934, Joly participa avec les communistes, dans le bassin minier, à de nombreux meetings, et notamment le 1er Mai à Trets, pour l’unité d’action à laquelle il se montra, dès le début, favorable. En septembre 1936, il organisa à Trets une grande fête du Rassemblement populaire.

Révoqué par Vichy en 1940, il retrouva ses fonctions de maire en 1944-1945, après avoir été l’un des chefs socialistes dans la Résistance, sous les ordres de Max Juvénal. Il les conserva jusqu’en 1953, année où il ne se représenta pas pour raison de santé. Il fut également réélu conseiller général du canton de Trets le 23 septembre 1945 avec 1 919 suffrages sur 4 758 inscrits contre 1 206 à Jouvençal (communiste) et siégea, jusqu’à sa mort, à l’Assemblée départementale.

De nombreuses personnalités assistèrent à ses obsèques le 7 janvier 1955, parmi lesquelles des représentants de la Libre pensée et de l’Association des Anciens Combattants. Marius Joly avait épousé Louise, Valentine Mallet.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article89791, notice JOLY Marius, Fidèle par Antoine Olivesi, version mise en ligne le 20 octobre 2010, dernière modification le 20 octobre 2010.

Par Antoine Olivesi

SOURCES : Arch. Dép. Bouches-du-Rhône, III M/54, 56 et 57 ; V M2/255, 282, 283, 295 ; M 5/8. — Le Petit Provençal, 12 mai et 20 novembre 1913, 15 octobre 1928. — Rouge-Midi, 5 mai et 29 décembre 1934. — Indicateur Marseillais, 1920 à 1956. — Le Provençal, 24 septembre 1945 ; 6 et 8 janvier 1955 (nécrologie). — Renseignements communiqués par la mairie de Trets.

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