LAMBERT Anatole, Pierre, Antoine

Par Jacques Girault

Né le 13 février 1889 à Aups (Var), mort le 4 février 1981 à Fréjus (Var) ; militant socialiste SFIO du Var ; maire d’Aups, 1951-1959.

Fils d’un originaire de Seillons-Source-d’Argens qui exploitait le moulin de Bayard tout en possédant une boulangerie, Anatole Lambert reçut tous les sacrements catholiques. Après avoir obtenu le certificat d’études primaires, il remplaça l’ouvrier de la boulangerie paternelle. Après deux ans de service militaire en Algérie (Oran, dans l’Intendance comme boulanger), électeur socialiste, il reprit son travail à la boulangerie et au moulin. Mobilisé comme boulanger, le 2 août 1914, versé en 1915 dans un régiment d’infanterie, gazé en 1917 en Champagne, il fut démobilisé à Besançon (Doubs) comme sergent. Il se maria dans sa commune natale en novembre 1917. Le couple eut trois enfants qui reçurent les premiers sacrements catholiques. Il exploita la boulangerie de son père, décédé en août 1914. En 1931, il devint propriétaire d’une mercerie-bazar.

Ayant adhéré au Parti socialiste SFIO au début de 1934, quand la section d’Aups se reconstitua après la scission néo-socialiste, Lambert fut élu conseiller municipal, le 5 mai 1935, avec 210 voix sur 439 inscrits. Il était, en novembre 1937, l’un des six conseillers municipaux membres du comité électoral du candidat socialiste SFIO pour le conseil d’arrondissement.

Le conseil municipal ayant été dissous le 10 août 1941, Lambert, membre du Front national, établit, notamment, la liaison entre l’Armée secrète et les FTPF. Membre du comité local de Libération, il remplaça l’ancien conseiller général Charles Boyer (dont on venait de découvrir le corps dans le charnier de Signes, en septembre 1944) dans l’administration provisoire de la commune. Candidat sur la liste socialiste aux élections municipales d’avril 1945, élu conseiller municipal en octobre 1947, premier adjoint, il succéda au maire Roustan qui venait de mourir, en juillet 1951, et le demeura après les élections de 1953, comme membre du Parti socialiste SFIO. Abandonnant ses fonctions de maire en 1959, il resta conseiller municipal jusqu’en 1972.

Veuf, toujours membre de la section socialiste d’Aups, Lambert mourut à l’hôpital de Fréjus. En 1983, le conseil municipal décida de donner son nom au Centre culturel.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article89598, notice LAMBERT Anatole, Pierre, Antoine par Jacques Girault, version mise en ligne le 6 octobre 2010, dernière modification le 3 juillet 2011.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Dép. Var, 2 M 7.35.1, 18 M 86. — Presse locale. — Renseignements fournis par la mairie d’Aups, par l’intéressé et sa famille.

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