SAUTEL André, Louis, Ange [Pseudonyme à l’École léniniste internationale (ELI) : André LIMOGE. Pseudonyme de Résistance : Jean-Marie MERCIER]

Par Claude Pennetier

Né le 8 juin 1907 à Bagnols-sur-Cèze (Gard), mort le 6 février 1943 au Mans (Sarthe) sous la torture ; employé à La Rochelle (Charente-Inférieure, Charente-Maritime) ; militant communiste, secrétaire régional ; résistant FTPF en Charente-Maritime.

Les dossiers du Komintern donnent des informations divergentes au sujet d’André Sautel. Pourtant il ne semble pas s’agir de deux homonymes.
Fils d’un menuisier (il dit aussi d’un couple de cultivateurs) et d’une épicière, André Sautel travaillait des grands jardins avec ses parents dans cette commune maraîchère. Il avait fréquenté l’école catholique jusqu’à treize ans. Employé, il fonda avec son frère la première cellule communiste de Bagnols-sur-Cèze et de Pont-Saint-Esprit. Dans son autobiographie de 1935, il se réclamait de Waldeck Rochet (ce qui laisse supposer des responsabilité dans le domaine agricole), d’Étienne Fajon et de Roucaute ce qui témoigne d’un ancrage dans la Gard.
Réformé, il fut élève de l’ELI de Moscou en 1936. Il y était évalué comme suit « Académique : bon ; politique très bon ; social très bon ; liaison masse très bon ; défaut : sans qualités particulières : agitation, rédaction, organisation, artistiques » (RGASPI, 517 1 1113).
En 1938, il s’installa à La Rochelle pour des raisons dites professionnelles, mais il s’agit vraisemblablement d’une demande de la direction communiste car il était en 1939 secrétaire régional du Parti communiste de Charente. Plusieurs anciens élèves de l’ELI avaient été affectés à des directions régionales.
Lors de l’interdiction du Parti communiste, il déménagea les documents et les matériels de la maison du parti rue du Cordouan à La Rochelle, notamment une des ronéos qu’il « planqua » chez Oscar Martin, artisan serrurier forgeron à Salles-sur-Mer et il se cacha chez Madeleine et Raoul Loriou, travaillant alors sous un faux nom à la Construction Métallique.
Il créa le premier groupe FTP à La Rochelle le 1er octobre 1942, dont il laissa ensuite le commandement à Oscar Martin. Il travailla au Mans (Sarthe) où il fut arrêté le 6 février 1943 à la gare. Il mourut le jour même des suites de tortures et fut inhumé sous le pseudonyme de Jean-Marie Mercier.
Le certificat FFI établi à Rennes le 19 mai 1950 atteste qu’il a servi dans les FTP du 1er octobre 1942 au 6 février 1943.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article89499, notice SAUTEL André, Louis, Ange [Pseudonyme à l'École léniniste internationale (ELI) : André LIMOGE. Pseudonyme de Résistance : Jean-Marie MERCIER] par Claude Pennetier, version mise en ligne le 30 septembre 2010, dernière modification le 11 août 2017.

Par Claude Pennetier

SOURCES : RGASPI 495 270 1744, autobiographie du 14 octobre 1935 ; RGASPI 531 1 176, 24, lettre à la directrice ; liste de 34 élèves dont le passeport a expiré, avril-novembre 1936. – Arch. PPo. 88. – Arch. ministère des AC. – CDrom AERI de Charente-Maritime. – Notes Jean-Pierre Besse. – État civil, Bagnols-sur-Cèze.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément