LANDAS Claude, Julien

Par Julien Cahon

Né le 26 août 1926 à Lille (Nord), mort le 5 novembre 2009 à Albert (Somme) ; enseignant ; militant communiste et syndicaliste dans la Somme ; conseiller municipal (1971-1977), maire (1977-1989) puis conseiller municipal d’Albert (1989-1995).

Fils d’un presseur en confection et d’une ménagère, Originaire de la région lilloise, Claude Landas fit ses études dans le Nord, obtint un brevet de technicien supérieur, puis se maria en juillet 1948 à Hellemmes-Lille. Le couple eut cinq enfants. Installé en Picardie en 1949, il fut nommé comme professeur d’enseignement général au CET du bâtiment à Amiens. Il rejoignit le CET d’Albert, cité de la machine-outil et de l’aérospatiale, à son ouverture. Dès 1946, il milita au SNETP-CGT.

Il fit son entrée sur la scène publique locale en 1950 en présidant le comité de soutien au docteur Duquesne et animant avec succès un large mouvement de soutien à ce médecin albertin issu d’un milieu modeste, très apprécié de la population locale, sorte de « médecin des pauvres », emprisonné et radié de l’ordre des médecins pour avoir pratiqué des avortements.

Appelé du contingent au Maroc puis mobilisé comme soldat pour briser la grève des mineurs du Nord en 1952, Claude Landas fut durablement marqué par cette expérience. Il adhéra au PCF en 1954.

Élu conseiller municipal d’Albert en 1971 sur une liste d’union de la gauche, il emporta la mairie d’Albert en 1977 et occupa la fonction de maire durant deux mandats, jusqu’en 1989. Parmi ses réalisations, figure le collège Jean Moulin, la piscine couverte, la caserne des pompiers, le stade vélodrome, les garderies dans les écoles, le noël des enfants et le bureau d’aide sociale.

Successeur de Fernand Demilly en 1977, il céda son siège au fils de ce dernier, Stéphane Demilly (UDF), en 1989. Déjà en 1983, la liste qu’il conduisait arriva en tête au premier tour de l’élection municipale et fusionna avec la liste socialiste pour le deuxième tour. Des socialistes ayant refusé une liste d’union, la gauche, divisée, avait perdu la mairie. Claude Landas était réélu conseiller municipal. En 1994, suite aux dégâts occasionnés par la division de 1989, avec Jean-Pierre Dannel, communiste, et Ernest Espana, socialiste unitaire, il créa une structure locale pour reconstituer une dynamique de rassemblement : Albert demain. Fondateur de cette association, Claude Landas en fut aussi le premier président. Albert demain éditait aussi un journal : L’aiguillon. Il avait également porté les couleurs du PCF aux élections cantonales, mais il avait échoué face à Fernand Adrienssens* à Bray-sur-Somme en 1973 et en 1976, et face à Fernand Demilly (UDF) à Albert (en deuxième position avec 4 555 voix) et en 1985.

Dans l’opposition municipale jusqu’en 1995, il ne lâcha pas son militantisme après son retrait de la vie publique. Il manifesta plusieurs fois son soutien à l’usine Airbus de Méaulte en 2007. Vétéran du PCF, il avait occupé des responsabilités à l’UD-CGT de la Somme dont il fut trésorier départemental.
Claude Landas fut inhumé au cimetière d’Albert.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article89151, notice LANDAS Claude, Julien par Julien Cahon, version mise en ligne le 10 septembre 2010, dernière modification le 4 novembre 2011.

Par Julien Cahon

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — Le courrier picard. — Le travailleur de la Somme. — Site Internet d’Albert Demain (www.albert-demain.fr). — Portail Internet de l’action des élus et de la vie citoyenne (Elunet.org). — État civil. — Notes de Jacques Girault.

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