TARAVELLA Auguste, dit parfois Augustin

Par Jean-Pierre Ravery

Né le 8 août 1899 à Ferriere (Italie), fusillé par condamnation le 23 octobre 1943 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; menuisier ; militant communiste ; résistant FTPF.

Auguste Taravella obtint son certificat d’études à Nogent-sur-Marne (Seine, Val-de-Marne), puis devint apprenti menuisier. Il repartit dans son pays natal, où il combattit pendant la Première Guerre mondiale. De retour en France, il s’installa à Champigny-sur-Marne (Seine, Val-de-Marne), où il ouvrit un atelier de menuiserie, 22 rue Jules-Ferry, et adhéra au Parti communiste. Auguste Taravella et son épouse, Pauline, née Quagliaroli, étaient tous deux natifs de Ferriere, en Émilie-Romagne (Italie). Ils se firent naturaliser français en 1939. Ils habitaient Champigny-sur-Marne, 78 avenue de la République.
Auguste Taravella s’engagea dans la Résistance et participa à la rédaction du journal clandestin Le Patriote campinois. Le 11 avril 1941, il incendia un train de marchandises en partance pour l’Allemagne : douze wagons de paille brûlèrent entièrement à l’entrée d’un tunnel, interrompant le trafic ferroviaire pendant plusieurs jours – ce fut le premier acte de sabotage campinois. L’atelier d’Auguste Taravella faisait fonction de siège local du mouvement Front national.
Dénoncé par un indicateur, il fut arrêté le 23 juillet 1943 par des policiers de la Brigade spéciale no 2 (BS2) des Renseignements généraux parisiens, parmi lesquels l’inspecteur Georges Amigou. En mars 1945, sa veuve fut confrontée avec ce dernier devant la commission d’épuration de la préfecture de police. Elle témoigna notamment que son mari avait été torturé : « son dos n’était qu’une plaie ».
Il fut livré aux Allemands, puis interné à Fresnes. Des faux papiers et des tracts furent trouvés à son domicile. Le tribunal allemand du Gross Paris le condamna à mort le 15 octobre 1943 pour « actes de franc-tireur et aide à l’ennemi ». Il a été fusillé au Mont-Valérien avec d’autres résistants communistes.
D’abord inhumé au cimetière parisien d’Ivry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne), il fut réinhumé le 2 décembre 1944 à Champigny-sur-Marne, en même temps que trois autres fusillés campinois (Pierre-Marie Derrien, Maurice Pirolley et Jean Savu), au cours d’une cérémonie organisée par la municipalité. Celle-ci avait donné leurs noms à quatre rues de la commune le 15 octobre 1944.

Il avait deux enfants : Irène (année de naissance pas connue) et Pierre (né en 1928).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article89087, notice TARAVELLA Auguste, dit parfois Augustin par Jean-Pierre Ravery, version mise en ligne le 3 septembre 2010, dernière modification le 1er février 2019.

Par Jean-Pierre Ravery

SOURCES : Arch. mun. Champigny-sur-Marne. – DAVCC, Caen, Boîte 5 B VIII 4 (Notes Thomas Pouty). – Jean Morlet, Champigny-sur-Marne, hier et aujourd’hui, Messidor/Temps actuels, 1981. — Renseignements fournis par Ingrid Delmaille, son arrière petite-fille.

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