HAZEMANN Jean-Jacques

Née le 20 octobre 1922, mort le 18 octobre 2002 ; médecin, chef de service à l’Hôpital Cochin ; militant communiste ; membre de la commission santé du PCF.

Le père de Jean-Jacques Hazemann, Robert Hazemann, médecin. fut militant socialiste et conseiller municipal de Vitry. Ill resta à la SFIO après 1920. Il vint habiter à Draveil (Seine-et-Oise, Essonne), à Paris-Jardins et fut président de Paris-Jardin de 1924 à sa mort en 1943.

Le frère aîné de Jean-Jacques Hazemann, Robert-Henri Hazemann, médecin, joua un grand rôle sur les questions de l’hygiénisme et de la sante. Il fut chef de cabinet technique d’Henri Sellier*, ministre de la Santé.

Jean-Jacques Hazemann , étudiant en médecine, fut réfractaire au STO . Tuberculeux, jeune externe des hôpitaux, il entra, début 1943, au sanatorium d’Hauteville (Ain). Il y fit la connaissance de sa femme Marion, infirmière au sanatorium. C’est là encore qu’il rencontra des communistes et des FTP et qu’il aida les maquisards.

À sa sortie du sanatorium, début juin 1944, il rejoignit les résistants et fut médecin des maquis de l’Ain. Il donna son adhésion au Parti communiste lors de son départ du maquis, en septembre 1944.

En octobre 1944, Jean-Jacques Hazemann, « médecin départemental » à la préfecture de Bourg-en-Bresse, s’engagea dans l’Armée de terre, puis l’Armée de l’air où il acquit une formation de médecin aéronautique, fit de la chirurgie. Démobilisé en 1946, il se retrouva de nouveau en sanatorium où il fit fonction d’interne. Il se spécialisa ensuite en chirurgie thoracique et pneumologie.

Il obtint l’autorisation de créer de toutes pièces un sanatorium dans un château de la Sécurité sociale, en Eure-et-Loir et put mettre en pratique ses théories sur ce que doit être une médecine populaire, « basée sur le respect du malade, sa liberté, sa responsabilité. Il remplaça les habituels postes de « surveillants » par des enseignants, remplaça la contrainte par la participation, la formation, l’information afin de donner aux malades le sens de leur liberté. » (Martine Garcin).

Après sept ou huit ans de création et de direction de ce sanatorium de Beaurouvre, à Illiers, Jean-Jacques Hazemannn orienta sa vie professionnelle vers la pédiatrie sociale et la prévention en prenant la direction des Centres médico-sociaux de Paris et Région parisienne. Il y développa le secteur de Protection Maternelle et Infantile

Il milita au du Parti communiste, en particulier à la commission santé. En 1981, il fit partie de l’équipe des conseillers auprès du Ministre de la Santé Jack Ralite.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article88931, notice HAZEMANN Jean-Jacques , version mise en ligne le 26 août 2010, dernière modification le 26 février 2015.

SOURCE : Propos de Martine Garcin et Michel Batifoille à ses obsèques, octobre 2002

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