TANTOT Jean

Né le 29 mai 1846 à Billy (Allier) ; mécanicien puis cheminot ; sous-lieutenant et délégué de bataillon durant la Commune.

Tantot travaillait, avant la guerre, aux forges des mines du Montet (Allier) comme chef mécanicien, et son directeur qui l’appréciait le fit entrer, lors de la déclaration de guerre, au chemin de fer d’Orléans ; il fut employé à Montluçon (Allier). Durant le Siège, replié sur Paris, il entra dans la Garde nationale, à la 2e compagnie du 131e bataillon. Il y resta sous la Commune, avec grade d’adjudant, puis de sous-lieutenant à l’état-major de la XVe légion ; il était délégué de son bataillon.
En mai, il put s’enfuir et gagner la Belgique, où il vécut avec son demi-frère - autre fils de son père, lui aussi employé aux chemins de fer et chef-monteur à la gare de Saint-Sulpice-Laurière (Haute-Vienne). Les confondit-on ? Accusant d’autre part Jean Tantot de s’être caché à Lyon (Rhône) sous le nom d’Aubry, le prit-on pour le militant originaire de Rouen (Seine-Inférieure) ? Le 3e conseil de guerre le condamna le 31 décembre 1873, par contumace, à la déportation dans une enceinte fortifiée. Il travaillait avec son frère à Bruxelles où il introduisit l’industrie des bâches mobiles. Sa peine lui fut remise le 8 avril 1879.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article8874, notice TANTOT Jean, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 21 mars 2012.

SOURCES : Arch. Min. Guerre, 3e conseil (n° 1399). — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Lissagaray, Histoire de la Commune, op. cit.

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