GNOATO Angelo

Par Daniel Grason

Né le 5 avril 1899, à Bassano (Italie) ; monteur électricien ; volontaire en Espagne républicaine ; interné.

Angelo Gnoato était le fils d’Angelo et Domenica, née Verla, il entra en France le 27 mai 1924, muni de son passeport, visé par le consul de France à Bassano. Il se maria à Dompierre-sur-Besbre (Allier) le 28 mai 1927 avec Jeanne Leboullet. Ils eurent deux filles : Renée en 1928 et Henriette en 1930. La famille vint habiter à Nanterre (Seine, Hauts-de-Seine), d’abord au 43, rue des Hautes-Fontenelles, et depuis le 9 septembre 1940, 55, rue des Fontenelles.

Il arriva en Espagne le 14 novembre 1936, et fut rapatrié le 17 juillet 1937 pour des raisons familiales. Pendant la guerre, il fut arrêté en décembre 1939 par les policiers de la circonscription de Boulogne-Billancourt pour infraction au décret du 26 septembre 1939, reconstitution du Parti communiste. Le 29 février 1940, il fut mis à la disposition de la justice militaire pour tentative de reconstitution du parti communiste, confection et distribution de tracts communistes. Il fut condamné à dix-huit mois de prison et libéré le 13 août 1941. Électricien spécialisé dans le montage et installation à haute tension, il fut embauché par la maison Vitry installée Bd Georges-Clemenceau, à Nanterre.

Il fut de nouveau appréhendé le 24 septembre 1942, lors d’une opération d’ensemble de la police et de la gendarmerie dans le département de la Seine, où plus de 1 600 militants communistes furent arrêtés et internés administrativement, en application du décret-loi du 18 novembre 1939. Les préfets pouvaient faire interner les citoyens qu’il considérait comme "dangereux pour la défense nationale et pour la sécurité publique". Angelo Gnoato fut interné au camp de Pithiviers (Loiret). Sa libération eut lieu la deuxième quinzaine de mai 1943, il prit l’engagement sur « l’honneur de s’abstenir, à l’avenir, de toute activité politique ». Bien des internés feront de même, et entreront néanmoins dans la résistance.

Électricien spécialisé dans le montage et installation à haute tension, il travailla de novembre 1943 au 15 mars 1944, à Lyon (Rhône) pour une société de travaux électriques. Malade, bénéficiant d’un congé maladie d’un mois, il revint à Nanterre, travailla au camp de La Folie, dirigé par les autorités allemandes.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article88628, notice GNOATO Angelo par Daniel Grason, version mise en ligne le 5 août 2010, dernière modification le 8 novembre 2014.

Par Daniel Grason

SOURCES : RGASPI 545.6.485. BDIC mfm 880/37 ; RGASPI 545.2.112. BDIC mfm 880/47. — Arch. PPo. CB 83 22, BA 1836, BA 2376, 77W, 599.

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