TANGUY-PRIGENT François, [PRIGENT François, Tanguy dit]. Pseudonymes dans la clandestinité : LE RU Jacques et PASCAL

Par Justinien Raymond, Gilles Morin

Né le 11 octobre 1909 à Saint-Jean-du-Doigt (Finistère), mort le 21 janvier 1970 à Morlaix (Finistère)  ; agriculteur-exploitant  ; militant et élu socialiste du Finistère  ; ministre de l’Agriculture puis des Anciens combattants.

François Tanguy-Prigent
François Tanguy-Prigent

François Tanguy-Prigent naquit dans un canton qui constituait une enclave républicaine dans un environnement réactionnaire. Son grand-père — qui eut beaucoup d’influence sur le jeune Tanguy — et son père étaient socialistes. Propriétaires-exploitants, alors que les petits métayers étaient tenus par l’alliance du château et du curé, ils étaient attachés à leur liberté et refusèrent les attraits du communisme en 1920. Mais, ces petits paysans cultivant trois hectares, avaient des conditions de vie proches des paysans dépendants. Au sortir de l’école primaire où il s’était distingué par la vivacité de son esprit, François Prigent travailla à l’exploitation familiale. Premier de son canton au certificat d’études, il n’avait obtenu que ce diplôme mais son instituteur continua à l’aider dans son désir de parfaire son instruction. Très tôt, à douze ans selon la saga familiale, il s’éveilla à l’action politique et vint au socialisme qui lui apparut être le moyen de la promotion du travailleur des champs aussi bien que du travailleur des villes.

En 1927, François Tanguy-Prigent fonda une section du Parti socialiste SFIO d’une vingtaine d’adhérents à Saint-Jean-du-Doigt. Deux leaders de la Fédération socialiste, Hippolyte Masson*, ancien député et maire de Brest, et Guy Le Normand*, professeur et militant , l’influencèrent nettement et facilitèrent son ascension. A partir de novembre 1929, il collabora régulièrement au journal fédéral, Le Breton socialiste. Son service militaire qu’il effectua à Paris d’octobre 1930 à octobre 1931 lui permit de découvrir la direction de son parti et de parfaire son éducation politique.

Revenu en Bretagne, François Tanguy-Prigent se lança dans l’action politique, tout en s’efforçant d’amener les paysans au syndicalisme et à la coopération. Il créa la Fédération paysanne du Finistère, dont il fut secrétaire général, fédération qui se rattacha à la Confédération nationale paysanne (CNP), créée quelques mois plus tôt à Limoges par des paysans et coopérateurs du Midi et du Centre. Cette dernière, dirigée par Élie Calvayrac* , groupait d’authentiques travailleurs de la terre : salariés, métayers, fermiers et propriétaires-exploitants, des « cultivateurs-cultivants » selon leurs expressions. Membre du Comité directeur de la CNP, il présida une journée de son IIIe congrès auquel il fit adopter à l’unanimité un projet de bail. Il fonda alors la coopérative de défense paysanne de Saint-Jean, qui, en période de mévente, stockait le blé et s’illustra dans la lutte contre les ventes-saisies qui frappaient les petits paysans locataires ruinés.

Aussi, son rayonnement dépassa vite sa petite commune natale. François Tanguy-Prigent le devait à son action, à sa collaboration au Breton socialiste et au fait qu’il était de plain-pied avec le monde paysan auquel il s’adressait. Il savait parler aussi bien le breton que le français et de son personnage — figure ouverte pétillante d’intelligence, taille moyenne (1 m 65), corps râblé qui lui valait le surnom de Tanguy Bihan (le petit Tanguy) — émanait un attrait singulier. En 1934 — il n’avait pas les vingt-cinq ans requis — il se présenta dans le canton de Lanmeur, le sien, au siège de conseiller général, contre le conseiller sortant, le sénateur radical-socialiste Guillemot. François Tanguy-Prigent, trop jeune de quatre jours, fut élu par 1 497 suffrages contre 985 à son principal adversaire et 346 au candidat de droite. Invalidé, il fut réélu le 4 mars 1935, ayant atteint l’âge légal, avec une majorité accrue d’une centaine de suffrages. Il demeura conseiller général jusqu’à sa mort, le temps de Vichy excepté. A partir d’avril 1935, il mena un farouche combat contre Dorgères qui, appuyé par la puissante coopérative départementale, l’office central de Landernau, tentait d’implanter son organisation « Défense paysanne ». Avec le communiste Francis Marzin* , ils lui portèrent régulièrement la contradiction et affrontèrent physiquement à maintes reprises les « chemises vertes » de l’organisation dorgèriste, réussissant à préserver son bastion local et même à renforcer son implantation personnelle. Tanguy-Prigent se montra partisan d’une fusion entre la CNP et la CGTP, envisagée durant quelques mois. Mais il suivit la ligne majoritaire de l’organisation qui prônait l’union de tous les paysans indépendamment de tous les partis, la publication dans la presse communiste d’une offre publique fait par Marzin ayant déjà compromis les négociations.

En mai 1935, François Tanguy-Prigent conduisit avec succès une liste socialiste aux élections municipales et devint maire de Saint-Jean-du-Doigt. Il avait laissé l’exploitation familiale à sa sœur pour devenir fermier, ce qui permettait de grapiller des voix vers l’extrême-gauche. La Fédération socialiste du Finistère posa sa candidature aux élections législatives de 1936 dans la 1re circonscription de Morlaix. Il mena une ardente campagne dont l’écho déborda la circonscription et qui indisposa les hommes en place : l’hebdomadaire parisien La Lumière acquise au député sortant, le docteur Mazé, maire de Sizun, radical-socialiste, sous-secrétaire d’État aux Travaux publics, s’inquiéta de ce socialiste si combatif. François Tanguy-Prigent se classa en tête des candidats avec 6 605 voix sur 18 982 inscrits devant le docteur Mazé, 5 888, Debled, indépendant de gauche, 2 586 et Louis Nédelec*, communiste, 151. Le désistement de ce dernier apporta une centaine de voix à Tanguy-Prigent pour le second tour. Debled se retira. En dépit des accords de désistement du Front populaire, sous prétexte qu’il n’y avait pas péril à droite, le docteur Mazé se maintint et, fort à propos, on vit se mettre sur les rangs François Bourgot*, maire de Morlaix, socialiste indépendant appuyé par la droite et, susceptible, sans doute, de soutirer quelques suffrages au socialiste SFIO. S’il y eut réellement manœuvre, elle échoua : le docteur Mazé en perdant près de 600 voix, en recueillit 5 299  ; 3 504 allèrent à Bourgot. Tanguy-Prigent l’emporta avec 6 705 suffrages sur 18 942 inscrits.

Le plus jeune député du Front populaire s’efforça de justifier pleinement la confiance mise en lui par les paysans du Finistère et par ses amis socialistes. Toute son activité parlementaire fut au service des cultivateurs, de leurs intérêts matériels et moraux. François Tanguy-Prigent défendit le projet d’Office du blé, voté le 14 août 1936. Lors de la discussion de textes sur la propriété culturale, il s’efforça par amendement de mettre l’indemnité d’éviction à la charge du propriétaire. En 1938, par interpellation, il attira l’attention du gouvernement sur l’aide aux cultivateurs victimes de la sécheresse et de la gelée. A cette occasion, il défendit l’idée d’une caisse nationale d’assurances contre les calamités agricoles. Toujours coopérateur — en 1936 le siège de sa coopérative avait été transféré à Morlaix pour avoir une influence plus grande dans le département — il participa aux conférences internationales d’agriculture de Genève, Prague et Dresde, en 1937-1938 et 1939. Il fut élu au bureau des foyers paysans en 1937. Avec d’autres élus bretons, il proposa une mise en place progressive de l’enseignement du breton de la primaire aux Écoles normales des trois départements armoricains. Comme élu, François Tanguy-Prigent resta fidèle au socialisme de combat qu’il avait défendu comme candidat, prônant la poursuite et l’approfondissement des réformes sociales envers les paysans et dénonçant, dès l’été 1936, l’action du Sénat à majorité radicale.

Le petit paysan breton avait acquis dans son parti une stature qui dépassait son département. Quelques jours après son élection à la mairie de Saint-Jean, le 19 mai 1935, Paul Faure* en visite dans le Finistère vint participer à un rassemblement dans sa ville. Il prit part activement à tous les congrès socialistes de 1935 jusqu’à la guerre. En 1935, au congrès de Limoges consacré aux questions agricoles, il proposa et présenta un rapport qui fut adopté prévoyant notamment un projet de bail mobile et une révision du statut du fermage et du métayage. Il était devenu l’un des principaux animateurs du parti pour les questions agricoles avec René Dumont* et Michel Cépède*. Ensemble, ils fondèrent le Centre agraire international pour obtenir une réglementation internationale des cours et pour lutter contre l’influence grandissante des Allemands et des Italiens dans les réunions internationales.

Tout d’abord pacifiste intégral, François Tanguy-Prigent évolua lentement vers les positions de Léon Blum*. Plutôt favorable aux accords de Munich, il accomplit une longue période comme réserviste qui lui valut le grade de sous-lieutenant et contribua à lui faire réviser ses positions. La guerre venue, il se prononça pour la politique de résistance aux agressions des états totalitaires et servit au 31e régiment de dragons portés. Il prit part aux combats dans les Ardennes, de l’Aude et de la Marne. Légèrement blessé, il fut replié à Limoges où il apprit la capitulation de la France. Il rejoignit alors à Vichy l’Assemblée nationale et, le 10 juillet 1940, il fut l’un des quatre-vingts parlementaires qui refusèrent de voter l’octroi des pouvoirs constituants au maréchal Pétain.

Rentré en Bretagne, François Tanguy-Prigent reprit la direction de sa coopérative agricole, sa petite exploitation et ses fonctions de maire et rassembla un noyau de militants socialistes leur demandant de ne pas désespérer en attendant des consignes qui ne vinrent pas puisque la direction de son parti s’était auto-sabordée. Un soldat allemand ayant été blessé dans sa commune, il fut arrêté, le 6 septembre 1940, par les autorités d’Occupation et incarcéré à Morlaix. Il fut relâché le 23 septembre grâce à l’intervention de Guy Le Normand* qui avait été requis comme interprète auprès du commandant allemand de la ville. Il fut contraint alors à une lutte plus souterraine et organisa, à partir de novembre 1940 le mouvement Libération-Nord et le Parti socialiste clandestin sous les noms de Jacques Le Ru (Jacques Le Rouge) et de Pascal. Il mena la lutte contre la corporation paysanne, s’opposant à l’intégration des coopératives et mutuelles de son secteur, grâce notamment au Bulletin bimensuel de la coopérative de défense paysanne de Morlaix et de la Fédération paysanne du Finistère. Les collaborationnistes tentèrent en vain de le recruter, notamment Jacques Doriot et Marcel Déat qu’il aurait rencontrés en 1942, ce qui allait faire l’objet d’une polémique avec des militants communistes après la guerre.

Arrêté et longuement interrogé en janvier 1943, il fut de nouveau relâché, à la suite de quoi, le gouvernement de Vichy le révoqua de ses fonctions de maire et de conseiller général « pour attitude hostile à la Révolution nationale ». Recherché par la police et la Gestapo, François Tanguy-Prigent prit le maquis avec sa femme. Trois de ses cousins furent fusillés par les Allemands et une de ses belles-sœurs fut déportée. Réfugié dans un premier temps dans le Cher, membre du Comité directeur du réseau Libération-Nord, il entreprit l’organisation du PS clandestin dans dix-neuf départements de l’Ouest, de Rouen à Mont-de-Marsant. Il fut aussi l’un des animateurs du groupe qui créa « La Résistance paysanne » (et le journal clandestin du même nom) qui devait être l’embryon après la Libération de la Confédération générale de l’agriculture (CGA) et du journal la Libération paysanne.

Membre du comité départemental de Libération du Finistère, avec 200 FFI et les troupes françaises parachutées d’Angleterre, François Tanguy-Prigent, prit part aux combats de la Libération dans la région de Morlaix puis de Brest en 1944. Par la radio, il apprit que, le 4 septembre 1944, le général de Gaulle l’avait nommé commissaire à l’Agriculture dans le gouvernement provisoire de la République française, puis ministre de l’Agriculture le 21 novembre 1945. Il le demeura dans les gouvernements F. Gouin, G. Bidault, L. Blum puis dans le cabinet Paul Ramadier* jusqu’au 25 octobre 1947, faisant la preuve d’une exceptionnelle longévité ministérielle. Il représenta la France aux conférences du ravitaillement de Québec, Copenhague, Genève et Washington.

Son action de ministre fut importante : il supprima les corporations paysannes et rétablit les droits syndicaux  ; entreprit une réforme de l’enseignement agricole  ; mit sur pied un plan agricole qui prévoyait un remembrement des terres et le développement d’un équipement rural. Enfin, il fit adopter un statut du fermage et du métayage qui mettait les exploitants à l’abri de l’arbitraire des propriétaires. François Tanguy-Prigent ne fut pas pour autant un ministre populaire car à l’Agriculture, il ajouta les services du ravitaillement de novembre 1945 à janvier 1946. Présider à la répartition de la pénurie — c’est lui qui rétablit en janvier 1945 la carte de pain, supprimée peu avant par Christian Pineau* —, ce n’était pas gagner la popularité : dans les villes, on ironisait sur « Tanguy-Privegent ». Il était sujet aussi aux critiques croisées du PCF qui lui reprochait de ne pas avoir prévu la pénurie et d’avoir accepté l’exportation de blé en Allemagne et de la droite qui l’accusait de vouloir transformer les fermes en kolkhozes. Hormis le bref épisode du gouvernement Léon Blum, durant lequel il soutint la politique de baisse des prix, il se montra partisan d’un prix des fournitures agricoles qui incite les producteurs, quitte à ce qu’il soit établi grâce à des subventions.

Ministre, député — en 1945 et 1946, François Tanguy-Prigent siégea aux deux Assemblées constituantes puis à l’Assemblée nationale de 1946 à 1958 —, membre du Comité directeur de la SFIO, il se montra rapidement critique vis-à-vis de la direction de son parti qui, estimait-il, ne poussait pas assez à la transformation de la société et envers les gouvernements auquel il participait. La guerre à peine finie, il demanda que le parti intervienne auprès du général de Gaulle pour obtenir un changement de gouvernement, proposait d’associer davantage les communistes et se montrait partisan d’une réduction des charges militaires qui selon lui, au delà des gaspillages, drainaient l’essentiel des disponibilités et des hommes nécessaires à la production. Il était aussi opposé à la politique libérale de René Pleven et demandait que la priorité soit donnée à l’épuration économique.

En 1946, François Tanguy-Prigent soutint le texte de redressement du parti présenté par Guy Mollet*, avant d’accepter de retirer sa signature par solidarité avec l’équipe en place. En désaccord avec les méthodes de gouvernement de Paul Ramadier, il fut écarté du gouvernement lors de l’ultime tentative de « rajeunissement » de celui-ci, moins d’un mois avant la chute définitive du ministère. Depuis l’arrivée de Guy Mollet à la direction du parti, Tanguy-Prigent s’était montré un ferme partisan de la nouvelle équipe, qu’il soutint sans faille dans les grands débats comme la « Troisième force » et la Communauté européenne de défense.

Sa santé était déjà altérée mais il revint au gouvernement dans le cabinet Guy Mollet (1956-1957). Le secrétaire général de la SFIO voulait lui confier le ministère de l’Agriculture mais Pierre Mendès France répercuta l’opposition formelle de dirigeants professionnels agricoles et il fit de la nomination du radical André Dulin une condition à la participation radicale. La hiérarchie traditionnelle entre les ministères fut bouleversée pour arriver à un compromis : Dulin fut nommé secrétaire d’État à l’Agriculture qui fut rattachée au ministère de l’Économie et François Tanguy Prigent obtint le titre de ministre mais des Anciens combattants. Il accepta durant deux ans la politique algérienne de Guy Mollet, qu’il avait accompagné à Alger le 6 février 1956. Il commença à prendre ses distances après le bombardement de Sakhiet-Sidi-Youssef en février 1958. Mais la véritable rupture avec la direction se produisit en mai 1958 avec la venue au pouvoir du général de Gaulle. Le 1er juin 1958, au Parlement, il fut le porte-parole de la majorité du groupe socialiste refusant l’investiture au général de Gaulle tandis que Maurice Deixonne* parla au nom de la minorité favorable. Ce fut une rupture politique mais aussi personnelle qui eut des répercussions sur sa santé déjà fragile.

Le 15 juillet 1958, il donna sa démission du Comité directeur du Parti socialiste auquel il reprochait une absence de direction durant la crise et une absence de « réflexe et d’action de classe ». En septembre il signa la lettre d’Édouard Depreux* qui déclarait que les opposants feraient campagne jusqu’au bout pour le « non » au référendum mais refusa de suivre ceux qui faisaient scission, espérant encore redresser le parti. Il fut battu comme député en novembre 1958 par un candidat gaulliste alors que localement le conflit se durcissait fortement avec l’ancien député Masson. En octobre 1959, après l’échec du courant A. Gazier au congrès de juillet, François Tanguy-Prigent adhéra avec une dizaine d’anciens parlementaires au Parti socialiste autonome (PSA), parti né d’une scission de la SFIO et qui allait devenir une des composantes du Parti socialiste unifié (PSU). Membre de son comité politique national, en 1962 il devint le seul député de ce parti lorsqu’il retrouva son siège en novembre 1962. Par ailleurs, il avait été constamment réélu au conseil général. En 1967, alors qu’il était membre du comité national du PSU, Tanguy-Prigent annonça que, pour des raisons de santé et pour assurer « la promotion des jeunes », il ne serait pas candidat aux élections législatives du mois de mars  ; il laissait la place à son ami Roger Prat, qui fut élu.

Ajoutons que Tanguy-Prigent avait été vice-président de la FAO (confédération mondiale contre la faim) et, pendant deux ans, député européen à l’Assemblée de Strasbourg. Il avait été aussi membre du bureau national de l’ANACR et président de l’Union des sociétés bretonnes de l’Ile-de-France.

Très malade, François Tanguy-Prigent entreprit de rédiger ses mémoires. Le premier tome, Ti-Kaled parut après sa mort, en 1982, sa fille fit paraître un second volume qui montrait un militant déprimé luttant pour résister à la dégradation physique et intellectuelle.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article88600, notice TANGUY-PRIGENT François, [PRIGENT François, Tanguy dit]. Pseudonymes dans la clandestinité : LE RU Jacques et PASCAL par Justinien Raymond, Gilles Morin, version mise en ligne le 3 août 2010, dernière modification le 10 septembre 2015.

Par Justinien Raymond, Gilles Morin

François Tanguy-Prigent
François Tanguy-Prigent

SOURCES : Arch. Ass. Nat., dossier biographique. — Arch. OURS, dossier biographique. — J. Jolly, Dict. parl. — F. Tanguy-Prigent, Démocratie à la terre, Paris, Éd. de la Liberté, 1945. — Mireille Prigent, Tanguy-Prigent, I.Ti-Kaled, Club socialiste du Livre, 1982. — Y. Le Thoer, Tanguy-Prigent (1929-1944), un socialiste paysan, MM, Brest, 1990. — M. Sadoun, Les Socialistes sous l’Occupation, PFNSP, 1982. — L’Aube nouvelle, décembre 1948. — Christian Bougeeard, Tanguy Prigent. Un paysan ministre, Rennes, PUR, 2002. — Rens. de G.-M. Thomas.

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