Né le 8 octobre 1925 à Limoges (Haute-Vienne), mort le 19 juin 2017 ; instituteur, professeur puis inspecteur départemental de l’Éducation nationale ; militant syndicaliste.

Fils d’un comptable dans une usine de porcelaine, Albert Guillot, élève de cours complémentaire puis de lycée, entra à l’École normale d’instituteurs de Limoges. Instituteur, il devint professeur de lettres puis inspecteur primaire (inspecteur départemental de l’Éducation nationale) en 1961 en Vendée, en Corse puis à Paris jusqu’à sa retraite en 1984. Il militait dans le Syndicat national des inspecteurs de l’Éducation nationale à la fin des années 1960 et en devint le secrétaire général Au début des années 1970, il publia chez SUDEL, la maison d’éditions du Syndicat national des instituteurs, des recueils des textes organiques de l’enseignement comprenant les instructions officielles, la réglementation des programmes et des examens. Il devint membre du Conseil supérieur de l’Éducation nationale en 1968 et y demeura jusqu’en 1985 alors qu’il en était le secrétaire.
Élu au bureau fédéral de la Fédération de l’Éducation nationale, par la commission administrative, le 8 septembre 1972, Guillot entra au secrétariat permanent de la FEN en septembre 1971 et fut chargé du secrétariat pédagogique en remplacement de Jean Simon*. Il fut chargé de la réalisation du projet pédagogique de la FEN qui visait à intégrer le projet d’ « école fondamentale » du Syndicat national des instituteurs dans un projet plus vaste de l’école maternelle à la formation permanente, dit « École de l’éducation permanente ». Il s’agissait de s’inscrire dans une scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans, objectif affirmé depuis longtemps, d’élargir le champ de la formation professionnelle et d’y intégrer, sous contrôle du service public, la formation permanente. Ce projet visait à combattre la réforme préconisée par le Ministre de l’Éducation nationale René Haby. Il fut débattu lors de nombreuses rencontres animées par Guillot.
Depuis 1970, Guillot participait avec James Marangé aux travaux du premier Comité syndical européen des enseignants. Vers 1973, en raison de son intérêt pour les questions pédagogiques au niveau international, il devint le responsable des relations internationales pour la FEN tout en conservant ses responsabilités dans le secteur pédagogique. Il siégea pendant quelques années au conseil d’administration du Secrétariat professionnel international de l’enseignement. Il cessa ses fonctions au congrès de la FEN à Avignon, en février 1982. Il témoigna avec Alain Mouchoux de cette activité dans une séance du groupe de travail sur l’histoire du syndicalisme enseignant organisé par le Centre fédéral (Henri Aigueperse) de la FEN et le Centre de recherches d’histoire des mouvements sociaux et du syndicalisme de l’Université de Paris I.
Guillot fut élu membre des conseils d’administration des sections départementale de la Mutuelle générale de l’Éducation nationale en Haute-Vienne puis en Corse. Dans les années 1980, il devint le président de la section des Hauts-de-Seine de la MGEN. Il fut aussi président de l’association départementale de la Mutuelle assurances des instituteurs de France en Haute-Vienne.
Guillot se maria exclusivement civilement en mars 1947 à Limoges avec un professeur de lettres. Le couple eut une fille.

SOURCES : Presse syndicale. – Renseignements fournis par l’intéressé.

Jacques Girault, Guy Putfin

Version imprimable de cet article Version imprimable