MAROUZÉ Georges, Arthur

Par Yves Le Maner, Claude Pennetier

Né le 22 juillet 1892 à Hélesmes (Nord), mort le 30 août 1947 à Grand Combe (Gard) ; ouvrier mineur ; militant communiste et syndicaliste ; secrétaire du Secours rouge international (SRI) ; responsable aux cadres des Brigades internationales.

Georges Marouzé, signature et photographie dans son dossier du Komintern
Georges Marouzé, signature et photographie dans son dossier du Komintern

Fils du militant socialiste, puis communiste, Pascal Marouzé, Georges Marouzé fréquenta l’école primaire pendant quatre ans jusqu’à onze ans et devint mineur à treize ans. Il suivit son père dans l’adhésion au mouvement socialiste,
au Parti communiste et à la CGTU. Militant des Jeunesses socialistes avant 1914, membre du comité de la IIIe Internationale, secrétaire de la section des Jeunesses communistes d’Hénin-Liétard (Pas-de-Calais), dans les années vingt, il devint, vers 1929, secrétaire de la cellule d’entreprise de la fosse 3/3bis et des établissements Sartiaux, dite cellule n° 1 d’Hénin-Liétard. Devenu, en janvier 1931, secrétaire du rayon du PC d’Hénin-Liétard, il céda ce poste à Henri Darras dès le milieu de l’année 1932 pour accéder à une fonction plus importante dans la hiérarchie du parti. En effet, lors du IIe congrès régional du Secours rouge international tenu à Lille (Nord), les 21 et 22 août 1932, Marouzé fut choisi pour succéder à Raymond Benet comme secrétaire de la région Nord du SRI. Mais il ne semble pas que Marouzé ait fait montre, à ce poste, des qualités d’organisateur nécessaires car il fut remplacé, en 1933, par le Rennais Pierre Guilhard. Il se contenta ensuite de responsabilités locales, assurant le secrétariat de la cellule de puits de la fosse 3 des mines de Dourges à Hénin. Il tint par moment un bistrot.

Volontaire des Brigades internationales en Espagne, Marouzé y resta pendant seize mois. Il appartint à l’état-major d’Albacète (service des cadres) et fit partie du bataillon “Henri-Vuillemin”. Son rôle de responsable aux cadres, successeur de Henri Janin, peut surprendre en raison de la faiblesse de ses responsabilités dans le Pas-de-Calais. Cependant il connaissait, et était connu des principaux dirigeants du parti dont Maurice Thorez, André Marty et Marcel Gitton comme en témoigne les noms cités en référence dans son autobiographie de 1933.

Il organisa, à son retour à Hénin-Liétard, en mai 1938, une Amicale des volontaires de l’Espagne républicaine, dont il fut le secrétaire jusqu’à l’ouverture des hostilités de 1939. Il combattit dans les rangs des FTP pendant l’Occupation.

Marié le 23 mai 1916 à Cornillé-les-caves (Maine-et-Loire) avec Berthe Guilbert, il eut quatre enfants : Berthe Rosalie (1912-1933), Marie Georgette, Marguerite (1930-2015) et un fils Georges Gilbert (1917/1945).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article87778, notice MAROUZÉ Georges, Arthur par Yves Le Maner, Claude Pennetier, version mise en ligne le 26 avril 2010, dernière modification le 16 octobre 2018.

Par Yves Le Maner, Claude Pennetier

Georges Marouzé, signature et photographie dans son dossier du Komintern
Georges Marouzé, signature et photographie dans son dossier du Komintern

ait venu travailler dans les mines de charbon du bassin des houillères des Cévennes. Marié le 23 mai 1916 à Cornillé les caves (Maine et Loire) avec Berthe Guilbert, il a eu 4 enfants Berthe Rosalie (1912/1933), Marie Georgette ma grand-mère, Marguerite (1930/2015)et un fils Georges Gilbert (1917/1945) mort pour la France à brème prisonnier de guerre au stalag XB 9.

SOURCES : RGASPI, 495 270 1540, autobiographie du 15 novembre1933. — Arch. Dép. Nord, M 154/191 et M 154/201c. — Arch. Dép. Pas-de-Calais, M 5221. — Arch. AVER. — L’Enchaîné, 4 juin 1938. — État civil.

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