HOUG Édouard, Antoine

Né le 2 février 1889 à Livourne (Italie), mort le 12 juillet 1988 à Chambéry (Savoie) ; maître verrier ; militant libertaire, défenseur des droits de l’Homme.

Fils d’un Lorrain et d’une Italienne, Édouard Houg fut élevé, avec ses sept frères et sœurs, dans un « idéal laïque et voltairien ». Apprenti souffleur de verre à treize ans, il milita à Livourne dans les rangs libertaires à quinze ans. Sa qualification de maître verrier lui permit de travailler en Italie, en Espagne, au Portugal, en Suisse et en France. En 1909, il fut emprisonné en Espagne pour avoir défendu l’anarchiste Francisco Ferrer. En 1912, il épousa une italienne dont il eut deux fils.

La Première Guerre mondiale le conduisit à Rive-de-Gier (Loire), où il fabriqua du verre mince pour la radiographie. Il participa aux grèves pacifistes de 1917.

De retour en Italie, Houg milita en 1926, à la foire de Milan, contre le fascisme. Il créa une coopérative de production mais fut arrêté en 1929. Il s’exila à Chambéry (Savoie).

Dans cette ville il fonda en 1930 la Société crématiste qu’il anima durant cinquante-huit années et qui permit la construction du crématorium de Balme de Sillingy. En 1931, il adhéra aux Ligues française et italienne des droits de l’Homme. Membre de la franc-maçonnerie (Grand orient) depuis 1933, il s’occupa également de solidarité en faveur des enfants espagnols en 1938.

Trésorier de la section locale de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) de 1945 à 1979, ami de l’École laïque, citoyen du monde, militant de l’Union pacifiste, il fut décoré de la Légion d’honneur en 1982.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article87762, notice HOUG Édouard, Antoine, version mise en ligne le 26 avril 2010, dernière modification le 25 juillet 2018.

SOURCES : Documents de présentation du 74e congrès de la Ligue des droits de l’Homme, Chambéry, 1993. — État civil.

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